June 28, 2018 / 8:32 AM / in 3 months

Bolloré: L'alliance Renault-Nissan ne doit pas être monolithique

PARIS (Reuters) - L’alliance entre Renault, Nissan et Mitsubishi doit trouver les moyens de pérenniser son existence sans tomber dans le piège d’une structure monolithique, a déclaré jeudi le directeur général adjoint de Renault.

L'alliance entre Renault, Nissan et Mitsubishi doit trouver les moyens de pérenniser son existence sans tomber dans le piège d'une structure monolithique, a déclaré jeudi le directeur général adjoint de Renault. /Photo prise le 19 juin 2018/REUTERS/Regis Duvignau

“La grande mission (du PDG) Carlos Ghosn est de rendre cette alliance pérenne en toutes circonstances, quels que soient les hommes qui la servent, c’est le vrai sujet des années qui viennent”, a dit Thierry Bolloré lors d’une conférence organisée par l’EBG (Electronic Business Group) à la Cité de la Mode et du Design.

“L’une des raisons pour lesquelles l’alliance perdure et continue de progresser, c’est parce qu’elle est alliance et pas entreprise monolithique où toutes les cultures doivent entrer dans le même bocal”, a-t-il ajouté.

Carlos Ghosn a promis de mettre à profit son nouveau mandat de quatre ans à la tête de l’alliance pour trouver les moyens de consolider l’édifice afin que celui-ci lui survive.

La tâche est délicate car il lui faut préserver l’identité de chaque partenaire et ménager les susceptibilités de ses grands actionnaires français et japonais.

“Imaginez la force que ça a (...) de faire fonctionner une entreprise complète en mode agile”, a poursuivi Thierry Bolloré, ajoutant que le vrai enjeu est d’”imaginer de faire fonctionner les trois entreprises, et peut-être plus, plus tard”, selon cette méthode en vogue aujourd’hui dans la gestion de projets.

Interrogé sur cette évocation d’un possible élargissement de l’alliance, fondée en 1999 et agrandie en 2016 avec l’arrivée de Mitsubishi, un porte-parole de Renault a déclaré que le sujet n’était pas d’actualité, mais que l’alliance restait un modèle “ouvert”.

Le directeur général adjoint du groupe a également fait état de tensions sur les approvisionnements en batteries pour ses véhicules électriques, achetées aujourd’hui intégralement au coréen LG Chem.

“On a des taux de croissance tels qu’on n’arrive pas à fournir”, a-t-il dit. “L’an dernier, nous étions bloqués parce que nous n’arrivions pas à fabriquer suffisamment de moteurs. Et cette année, c’est notre fournisseur de batteries principal qui est un peu juste par rapport à nos demandes.”

Le marché européen du véhicule électrique a bondi de 46% en mai. Pour faire face à la demande, Renault va doubler les capacités de production de la Zoé à Flins (Yvelines) et tripler celles de moteurs électriques à Cléon.

Le japonais Panasonic, fournisseur exclusif du Model 3 de Tesla, a évoqué jeudi une pénurie temporaire de batteries imputable à l’accélération de la cadence de production de la nouvelle berline du groupe californien.

Edité par Jean-Michel Bélot

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