June 27, 2018 / 11:35 AM / 5 months ago

Le Lynparza pourrait doper les ventes d'AstraZeneca et Merck

La division oncologie d'AstraZeneca a enregistré mercredi un important succès à la suite d'un essai clinique montrant que le traitement Lynparza contre le cancer des ovaires permettait aux patientes de vivre plus longtemps, sans aggravation de leur état de santé, lorsque le médicament est administré en première intention. /Photo d'archives/REUTERS/Phil Noble

LONDRES (Reuters) - La division oncologie d’AstraZeneca a enregistré mercredi un important succès à la suite d’un essai clinique montrant que le traitement Lynparza contre le cancer des ovaires permettait aux patientes de vivre plus longtemps, sans aggravation de leur état de santé, lorsque le médicament est administré en première intention.

Les résultats de cet essai devraient ouvrir la voie à une utilisation plus vaste du médicament, qui est développé et commercialisé en partenariat avec Merck & Co dans le cadre d’un accord scellé l’an dernier entre les deux laboratoires.

Selon les analystes, l’administration du Lynparza en première intention pourrait doper les ventes du médicament d’un milliard à 1,6 milliard de dollars par an. Les experts voudront cependant au préalable mesurer les bienfaits cliniques lorsque les résultats complets seront présentés.

Les deux laboratoires n’ont pas précisé où et quand ils comptaient le faire mais le congrès ESMO sur le cancer à Munich en octobre pourrait en être l’occasion.

Le Lynparza est déjà autorisé dans le cadre d’un traitement ultérieur chez des patientes atteints d’un cancer avec mutation du gène BRCA. AstraZeneca estime que les derniers résultats du Lynparza pourraient augmenter de 30 à 50% le nombre de femmes éligibles à son traitement.

Le Lynparza, premier inhibiteur de l’enzyme PARP qui permet à l’ADN des cellules cancéreuses de se réparer, a été homologué aux Etats-Unis fin 2014. Il est depuis concurrencé par des traitements élaborés par Clovis Oncology et Tesaro. Ce dernier devrait présenter l’an prochain les résultats de son traitement en première intention contre le cancer de l’ovaire.

Sur la base des résultats solides de la dernière étude de phase III, connue sous le nom de SOLO-1, AstraZeneca et Merck ont dit vouloir discuter avec les autorités de régulation pour obtenir l’approbation de leur traitement en première intention chez les femmes présentant des mutations BRCA qui peuvent entraîner une croissance tumorale.

“C’est la première fois que nous constatons une amélioration sensible et cliniquement significative de la survie sans aggravation chez les patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire avec mutation BRCA et traitées par un inhibiteur du PARP”, a déclaré Sean Bohen, directeur médical chez AstraZeneca.

Claude Chendjou pour le service français, édité par Benoit Van Overstraeten

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