June 25, 2018 / 8:17 PM / 6 months ago

Wall Street termine dans le rouge, inquiétudes sur les "techs"

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a terminé dans le rouge lundi, toujours pénalisée par les craintes d’escalade des tensions commerciales entre les Etats-Unis et ses grands partenaires, qui ont affecté surtout les titres des secteurs technologiques et industriels.

La Bourse de New York a fini dans le rouge lundi. Le Dow Jones a perdu 1,33%. /Photo d'archives/REUTERS/Brendan McDermid

L’indice Dow Jones a perdu 328,09 points, soit 1,33%, à 24.252,80. Le S&P-500, plus large, a cédé 37,81 points, soit 1,37%, à 2.717,07. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 160,81 points (-2,09%) à 7.532,01 points.

Le Dow a terminé sous sa moyenne mobile à 200 jours pour la première fois depuis juin 2016 tandis que le S&P et le Nasdaq ont accusé leurs plus forte perte en plus de deux mois.

L’indice CBOE de volatilité, qui reflète la nervosité des investisseurs, a atteint 19,61, un pic de deux mois aussi.

Une source de l’administration Trump a confirmé dimanche à Reuters que le Trésor s’apprêtait à dévoiler des mesures pour interdire certains investissements d’entreprises chinoises dans des entreprises technologiques américaines.

Ces propos confirment des informations rapportées par le Wall Street Journal. Le département du Trésor préparerait un texte empêchant les sociétés qui sont détenues à au moins 25% par des capitaux chinois d’acquérir des entreprises impliquées dans “la technologie industriellement importante”, selon le WSJ.

Le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a précisé sur Twitter que les restrictions à venir sur les investissements ne concerneraient pas uniquement la Chine, mais s’appliqueraient “à tous les pays qui tentent de voler notre technologie”.

Mais les grands indices de Wall Street se sont contentés de limiter leurs pertes après que le conseiller au Commerce de la Maison Blanche, Peter Navarro, a dit le contraire.

La perspective de voir s’ouvrir un nouveau front dans le conflit commercial entre Washington et Pékin a pesé notamment sur le secteur des semi-conducteurs: Intel a abandonné 3,41%, AMD 4,37% et Micron Technology 6,90%.

L’indice sectoriel S&P des techs a reculé de 2,28% et celui des semi-conducteurs de Philadelphie 3,13%.

“Les investisseurs commencent à craindre que ces discours enflammés se prolongent et finissent par perturber les échanges”, dit Sam Stovall, responsable de la stratégie chez CFRA Research. “Ils veulent être rester présents sur les actions tout en se tenant à l’écart des secteurs les plus susceptibles de souffrir d’une montée des tensions commerciales.”

Le groupe dit des GAFA — Facebook, Amazon, Alphabet et Apple, avec Netflix — ont reculé de 1,5% à 6,5%, victimes de prises de profits après avoir atteint des niveaux records la semaine dernière.

L’AUTOMOBILE TOUJOURS PÉNALISÉE

Les valeurs chinoises cotées à Wall Street ont aussi été pénalisées: Alibaba a cédé 5,33% et JD.com 4%.

De même, les marchés chinois ont fini la journée en net repli, l’indice CSI 300 des plus grosses capitalisations du pays ayant perdu 1,33% en clôture.

A Wall Street, le secteur automobile, qui avait déjà souffert vendredi de la menace de Donald Trump de surtaxer les voitures européennes importées sur le marché américain, est de nouveau à la peine: Fiat Chrysler a perdu 0,57% et General Motors 1,55%.

Harley-Davidson a abandonné 5,97%; le constructeur de motos a prévenu que le relèvement des droits de douane européens lui coûterait plus cher qu’estimé auparavant et précisé qu’il allait délocaliser une partie de sa production hors des Etats-Unis pour y échapper.

Campbell Soup a bondi de 9,40% après un article du New York Post selon lequel Kraft Heinz envisage de racheter le groupe et General Mills pourrait étudier le dossier.

Sur le marché des changes, le dollar, pénalisé aussi par des tensions commerciales entre les Etats-Unis et ses partenaires, se replie de 0,23% face à un panier de devises de référence. L’euro en profite pour gagner 0,42% à 1,1705.

Les emprunts d’Etat profitent quant à eux du regain d’aversion au risque: le rendement des Treasuries à dix ans est revenu à 2,8839%. L’écart de taux entre le deux ans et le 10 ans est tombé à 33 points de base, son plus bas niveau depuis 2007. Les inquiétudes sur le commerce mondial et les divisions au sein de la zone euro ont favorisé un repli vers la dette à plus long terme, en quête de sécurité.

Les cours du pétrole ont effacé une partie de leurs gains de vendredi, en vue de l’augmentation de la production de l’Opep et ses alliés d’un million de barils par jour (bpj).

Ce repli a pesé sur les valeurs de l’énergie, dont l’indice sectoriel S&P a reculé de 2,2% en clôture.

Il s’est traité au total 7,74 milliards de titres sur les marchés américains, contre 7,32 milliards en moyenne au cours des 20 dernières séances.

Avec Sruthi Shankar et Sinéad Carew in New York, Juliette Rouillon pour le service français

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