June 14, 2018 / 11:03 AM / 6 months ago

Les Bourses européennes plient avant les annonces très attendues de la BCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes s’affichent dans le rouge jeudi à mi-séance tandis que Wall Street est attendue sans grand changement, avant la décision de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) qui pourrait suivre la Réserve fédérale et adopter un ton un peu moins accommodant.

Les Bourses européennes s'affichent dans le rouge jeudi à mi-séance tandis que Wall Street est attendue sans grand changement. À Paris, le CAC 40 recule de 0,18% vers 10h45 GMT. À Francfort, le Dax abandonne 0,31% et à Londres, le FTSE cède 0,51%. /Photo d'archives/REUTERS/Simon Dawson

À Paris, le CAC 40 recule de 0,18% à 5.442,74 points vers 10h45 GMT. À Francfort, le Dax abandonne 0,31% et à Londres, le FTSE cède 0,51%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 recule de 0,55%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro se replie de 0,34% et le Stoxx 600 baisse de 0,48%.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street stable voire légèrement négative (-0,1%) pour le Nasdaq, après le repli de la veille.

La BCE annoncera à 11h45 GMT sa décision de politique monétaire avant que son président, Mario Draghi, ne l’explique lors d’une conférence de presse qui débutera à 12h30 GMT.

Les investisseurs s’interrogent sur le fait de savoir si la BCE annoncera, dès cette réunion, le calendrier de la fin de son programme de rachats d’actifs (QE) qui court jusqu’en septembre.

“De façon assez surprenante dans le contexte de regain de tension observé sur les dettes souveraines européennes depuis l’arrivée au pouvoir d’une coalition ‘populiste’ en Italie, la BCE devrait apporter des précisions sur la date de fin de son programme d’achats de titres. Les ‘fuites’ récentes émanant des membres de l’institution laissent en effet peu de doutes à cet égard”, indique Éric Bourguignon, directeur général délégué de Swiss Life Asset Managers.

“La Banque centrale européenne annoncera donc probablement que son programme d’achat cessera en septembre prochain ou au plus tard en fin d’année selon les circonstances”.

PAS D’EFFET FED SUR LE DOLLAR ET LES TAUX

De son côté, la Fed a relevé, comme attendu, d’un quart de point la fourchette du taux des fonds fédéraux (fed funds) à 1,75%-2%, mais elle a surtout revu à la hausse sa prévision de hausse de taux pour 2018 à quatre au total sur l’année, contre trois anticipées auparavant.

Autre signe plus restrictif de la part de la banque centrale américaine, la Fed a retiré dans son communiqué de politique monétaire la mention selon laquelle elle pense que les taux seront en-deçà du taux neutre “pendant quelque temps”.

Elle a toutefois réaffirmé que sa politique monétaire restait accommodante et a maintenu inchangée sa prévision de trois hausses de taux en 2019.

L’effet a été limité sur le dollar, qui a effacé ses pertes juste après les annonces de la Fed avant de repartir à la baisse. Le billet vert recule encore de 0,39% jeudi face à un panier de devises de référence tandis que l’euro monte à 1,1820.

Sur le marché obligataire, les rendements des Treasuries ont grimpé après le communiqué de la Fed mais leur hausse s’est ensuite atténuée. Le 10 ans est reparti à la baisse jeudi à 2,948%, un niveau proche de celui auquel il se trouvait avant les annonces de la banque centrale américaine.

“Le marché obligataire semble être en désaccord avec la conviction de la Fed selon laquelle tout va très bien, et le marché des contrats à terme suggère un rythme plus lent de hausse des taux”, observe Paul Flood, gérant chez Newton Investment Management.

En Europe, le rendement du Bund allemand à dix ans monte pour atteindre 0,498% tandis que la hausse est plus prononcée sur les taux italiens et grecs.

“Les annonces de la BCE ont largement été anticipées par les marchés”, indique Eric Bourguignon. “Elles pourraient toutefois engendrer une petite poussée des taux allemands et un regain de tension sur la dette italienne, qui a jusqu’ici grandement bénéficié des largesses de notre banque centrale”.

LES RESSOURCES DE BASE À LA TRAÎNE

A l’exception des télécoms, l’ensemble des secteurs en Europe évolue dans le rouge, le repli le plus prononcé étant pour le compartiment des ressources de base (-1,69%) dans le sillage de la baisse des cours des matières premières en réaction à des indicateurs économiques chinois inférieurs aux attentes. Le contrat sur le nickel recule notamment de plus de 2%.

A Paris, Eramet recule de 2,01%, pénalisé en outre par le rejet par l’australien MDL de son offre d’achat améliorée.

Lanterne rouge du SBF 120, Soitec perd 4,59%, la prudence affichée par le groupe sur sa marge d’Ebitda 2019 ayant éclipsé des résultats annuels en ligne avec les attentes.

Le secteur des médias (-1,06%) souffre également, avec la chute de WPP (-1,62%), qui se traite ex-dividende, et celle de Pearson (-2,61%), dégradé à “sous-pondérer” par Barclays.

Le compartiment des biens de consommation (-1,43%) est pénalisé pour sa part par le repli d’Unilever (-3,68%) qui a prévenu jeudi qu’il ne devrait pas rester dans l’indice Footsie 100 après la fermeture de son siège social à Londres.

En tête du Stoxx 600, le groupe britannique d’ingénierie Aveva s’envole de 13,5% après l’annonce d’une hausse de ses résultats annuels et de réductions de coûts.

Sur le marché pétrolier, les cours du brut restent sous pression après les signes d’une hausse de la production américaine et avant une réunion cruciale des pays de l’Opep vendredi prochain qui pourraient discuter à cette occasion d’une éventuelle hausse graduelle de leur production.

Édité par Marc Angrand

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