May 7, 2018 / 11:17 AM / 7 months ago

Prudence sur les actions, le dollar monte

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ouvertes ce lundi évoluent sur une note mitigée à mi-séance mais Wall Street est attendue dans le vert alors que le dollar continue de profiter des anticipations de hausse de taux aux Etats-Unis et que le pétrole monte, soutenu par les craintes liées à l’Iran.

Les Bourses européennes ouvertes ce lundi évoluent sur une note mitigée à mi-séance. À Paris, le CAC 40 gagne 0,06% à 5.519,45 points vers 10h40 GMT et à Francfort, le Dax prend 0,41%. La Bourse de Londres est fermée pour cause de jour férié. /Photo prise le 6 février 2018/REUTERS/Ralph Orlowski

À Paris, le CAC 40 gagne 0,06% à 5.519,45 points vers 10h40 GMT et à Francfort, le Dax prend 0,41%. L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 est en hausse de 0,19%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,03% et le Stoxx 600 de 0,21%.

Les marchés britanniques sont fermés, la journée étant fériée au Royaume-Uni et en France, la semaine s’annonce en pointillés avec le “double pont” du 8-Mai et de l’Ascension. Les volumes sur le CAC ne représentent à la mi-journée tout juste 15% de leur moyenne quotidienne des trois derniers mois.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture positive à Wall Street, dans le sillage de la forte hausse de vendredi (+1,28% pour le Standard & Poor’s 500).

L’un des facteurs clés pour les marchés, toutes classes d’actifs confondues, reste la vigueur du dollar: le billet vert affiche une progression de 0,28% face à un panier de devises de référence, au plus haut depuis le 28 décembre, continuant de profiter des anticipations de poursuite de la hausse des taux aux Etats-Unis alors que la perspective d’un resserrement des politiques monétaires en Europe reste floue.

Du point de vue des devises et des taux, le grand rendez-vous de la semaine sera la publication, jeudi, des chiffres mensuels des prix à la consommation (CPI) américains, au lendemain de celle des prix à la production (PPI), d’autant que les responsables de la Réserve fédérale qui se sont exprimés ces derniers jours ont insisté sur le fait que leur position en matière d’évolution des taux n’était pas arrêtée.

Plusieurs d’entre eux doivent de nouveau s’exprimer dans la journée.

L’euro, à 1,1923 dollar reste proche du point bas de quatre mois et demi touché vendredi à 1,1909. Les indicateurs du jour ne lui ont apporté aucun soutien, au contraire: la baisse inattendue des commandes à l’industrie en Allemagne et le recul de l’indice Sentix du sentiment des investisseurs ont alimenté la faiblesse des rendements obligataires, le dix ans allemand restant sous 0,54%.

“Les incertitudes liées à l’instauration de mesures coercitives américaines et le risque qu’elles entraînent d’autres mesures protectionnistes pèsent de plus en plus”, constate Mirabaud Securities.

Un constat qui semble partagé par la Banque centrale européenne (BCE): dans son bulletin économique mensuel, l’institution souligne qu’une escalade des tensions commerciales pourrait faire dérailler la reprise mondiale.

LES BANQUES FRANÇAISES ENCORE À LA PEINE

Autre fait marquant du moment: les tensions sur le pétrole avec la crainte d’un retour des sanctions américaines visant l’Iran (une décision que Donald Trump doit prendre au plus tard samedi) et la baisse continue de la production vénézuélienne.

Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a franchi la barre des 70 dollars le baril, son plus haut niveau depuis la fin 2014 et le Brent se traite au-dessus de 75,50 dollars.

Aux valeurs, la vedette involontaire du jour est Air France-KLM qui chute de 10,4% en réaction à la démission annoncée de son PDG, Jean-Marc Janaillac, après l’échec du référendum interne sur l’accord salarial.

Parmi les principaux concurrents du groupe franco-néerlandais, Lufthansa gagne 0,48%, Ryanair 1,66%.

Les valeurs bancaires françaises restent par ailleurs à la traîne, comme vendredi: Société générale abandonne 0,42%, le titre souffrant de l’abaissement de la recommandation de Morgan Stanley à “pondération en ligne”. BNP Paribas recule de 0,65%. L’indice Stoxx européen du secteur cède 0,17%, la plus mauvaise performance sectorielle du jour.

A la hausse, Nestlé gagne 1% après l’annonce d’un accord à 7,15 milliards de dollars (5,98 milliards d’euros avec Starbucks, qui permettra au géant suisse de l’agroalimentaire de commercialiser dans le monde entier des produits à la marque de la chaîne américaine de cafés. Starbucks prend 3% en avant-Bourse.

Le compartiment technologique reste quant à lui bien orienté: son indice Stoxx s’adjuge 0,94% et STMicroelectronics (+2,70%) se classe en tête des plus fortes hausses du CAC.

Édité par Patrick Vignal

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