May 4, 2018 / 4:51 PM / 6 months ago

Les actions montent après l'emploi US, le dollar grimpe encore

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont terminé vendredi en nette hausse à l’exception du CAC 40, freiné par le repli des grandes valeurs bancaires françaises, et Wall Street grimpe franchement après avoir hésité dans les premiers échanges à la suite d’un rapport mensuel sur l’emploi aux Etats-Unis en demi-teinte.

Les principales Bourses européennes ont terminé vendredi en nette hausse à l'exception du CAC 40, freiné par le repli des grandes valeurs bancaires françaises, et Wall Street grimpe franchement après avoir hésité dans les premiers échanges à la suite d'un rapport mensuel sur l'emploi aux Etats-Unis en demi-teinte. Longtemps en territoire négatif, le CAC 40 a finalement gagné 0,26%. Le Footsie britannique a progressé de 0,86% et le Dax allemand de 1,02%. /Photo d'archives/REUTERS/Pawel Kopczynski

Longtemps en territoire négatif, le CAC 40 a finalement gagné 0,26% à 5.516,05 points. Le Footsie britannique a progressé de 0,86% et le Dax allemand de 1,02%.

L’indice EuroStoxx 50 a pris 0,61%, le FTSEurofirst 300 0,62% et le Stoxx 600 0,63%.

Sur l’ensemble de la semaine, le CAC 40 a avancé de 0,6% et le Stoxx 600 de 0,58%.

Les créations d’emplois aux Etats-Unis ont progressé moins que prévu en avril mais le taux de chômage est tombé à un plus bas de 17 ans et demi à 3,9% avec le retrait d’un certain nombre de chômeurs du marché du travail.

Le rapport mensuel publié vendredi par le département du Travail montre aussi que les salaires ont à peine progressé le mois dernier, ce qui pourrait apaiser les craintes d’une montée des pressions inflationnistes et maintenir la Réserve fédérale sur sa trajectoire de resserrement graduel de sa politique monétaire.

A l’heure de la clôture en Europe, Wall Street se dirige vers une clôture en hausse, les trois grands indices gagnant tous plus de 1%

LE DOLLAR GRIMPE TOUJOURS

Le dollar poursuit parallèlement sa remontée. Après avoir un moment reduit ses gains, il est reparti de plus belle, l’indice le mesurant à un panier de devises de référence atteignant en séance un plus haut de l’année à 92,90.

Les chiffres de l’emploi et le ton plus accommodant qu’attendu adopté mercredi par la Réserve fédérale ne modifient pas vraiment la donne, estime Steven Englander, responsable de la recherche et de la stratégie pour Rafiki Capital.

“Je crois que la semaine prochaine, vous allez entendre un paquet de responsables de la Fed se montrer confiants dans l’économie, comme pour dire au marché qu’ils n’ont pas tiré la bonne conclusion du communiqué” de la Fed, ajoute-t-il.

Le billet vert, expliquent des cambistes, bénéficie du différentiel entre les anticipations de relèvement des taux aux Etats-Unis et en Europe, où la Banque centrale européenne et la Banque d’Angleterre tardent à resserrer leurs politiques monétaires.

L’euro, lui, profite du mouvement pour s’enfoncer un peu plus sous 1,20 dollar, ce qui a profité vendredi aux valeurs exportatrices de l’union monétaire et a permis au CAC 40 d’effacer ses pertes pour finir dans le vert.

La difficulté du marché à lire les signaux récents envoyés par la Fed et les indicateurs économiques peut se voir dans l’hésitation des rendements obligataires, celui du 10 ans américain paraissant vouloir se stabiliser autour de 2,946% après avoir grimpé la semaine dernière au-dessus de 3% puis nettement reculé.

SOCIÉTÉ GÉNÉRALE ET BNP PARIBAS SANCTIONNÉES

En Europe, la plupart des secteurs ont fini dans le vert, même le compartiment bancaire, malgré des résultats de banques, françaises en tête, sanctionnés par le marché

Société générale a ainsi lâché 5,17%, la plus forte baisse du CAC 40 et l’une des plus marquées du Stoxx 600, après avoir fait état d’un premier trimestre pénalisé par ses activités de marchés, dans lesquelles ses revenus ont fortement chuté tant sur les actions que sur l’obligataire, le crédit et les changes. Sa concurrente BNP Paribas (-1,15%) a aussi souffert sur son activité de marché, ainsi que par par des effets de changes défavorables.

En Europe, les banques ne sont pas les seules a avoir été punies en Bourse après leurs résultats. Air France-KLM a ainsi perdu 2,86% après avoir prévenu qu’elle anticipait une nette dégradation de son résultat d’exploitation cette année sous l’effet conjugué des grèves à Air France et de la remontée des cours du pétrole.

A l’inverse, sa concurrente IAG, maison mère de British Airways et Iberia, a bondi de 5,84% en réaction à l’annonce d’une hausse de 75% de son bénéfice trimestriel.

A la hausse également, Telecom Italia a pris 2,15% après la perte par Vivendi (+1%) du contrôle sur l’opérateur italien à l’issue du vote de l’assemblée générale accordant la majorité du conseil au fonds activiste Elliott.

Sur le marché pétrolier, les cours du brut sont orientés à la hausse et restent sous la menace des incertitudes géopolitiques à moins de huit jours de la décision américaine très attendue concernant l’accord international de 2015 sur le programme nucléaire de l’Iran, susceptible de conduire à de nouvelles sanctions de Washington visant le brut iranien.

Édité par Juliette Rouillon

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below