May 2, 2018 / 8:53 PM / 3 months ago

Wall Street finit en baisse malgré la Fed et Apple

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a fini en baisse mercredi, les inquiétudes sur les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine revenant au premier plan après un statu quo sans surprise de la Réserve fédérale sur ses taux d’intérêt et malgré un bond de plus de 4% d’Apple après ses résultats.

La Bourse de New York a fini en baisse mercredi. L'indice Dow Jones a cédé 174,07 points, soit 0,72%, à 23.924,98. /Photo d'archives/REUTERS/Andrew Kelly

L’indice Dow Jones a cédé 174,07 points, soit 0,72%, à 23.924,98 et le S&P-500 19,13 points ou 0,72% également à 2.635,67. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 29,81 points (0,42%) à 7.100,90, après avoir passé une bonne partie de la séance dans le vert.

Comme attendu, la Fed n’a pas touché à ses taux à l’issue de sa réunion monétaire de deux jours mais elle s’est montrée confiante dans les perspectives de croissance, laissant ainsi la porte ouverte à un nouveau relèvement en juin après celui de mars.

Le dollar, un moment hésitant en réaction au communiqué, est ensuite reparti à la hausse et l’indice qui mesure son niveau face à un panier de devises a atteint un plus haut de 2018.

Le marché reste préoccupé par les tensions commerciales alors qu’une délégation gouvernementale américaine sera à Pékin jeudi et vendredi pour des discussions avec les autorités chinoises.

Des sources de l’administration ont confirmé à Reuters une information du Wall Street Journal selon lesquelles l’administration Trump prépare un décret qui restreindrait les activités des équipementiers télécoms chinois aux Etats-Unis.

Le géant du négoce Bunge a indiqué mercredi que les ventes américaines de soja vers la Chine étaient à l’arrêt depuis que Pékin a menacé de les frapper d’une taxe de 25% en représailles aux mesures protectionnistes de Washington.

“Les investisseurs ne sont pas enclins à prendre des risques alors qu’on a encore plusieurs semaines de tractations et de négociations commerciales devant nous”, explique Matthew Miskin, stratège chez John Hancock Investments à Boston.

APPLE EN VUE APRÈS SES RÉSULTATS

Apple, en hausse de 4,42% à 176,57 dollars, a été la bonne nouvelle du jour. La firme a la pomme a rassuré les investisseurs sur ses ventes d’iPhone et promis de racheter pour 100 milliards de dollars d’actions supplémentaires.

Le groupe, malmené en Bourse ces dernières semaines après des avertissements de certains de ses fournisseurs asiatiques sur leur activité, a regagné près de 40 milliards de dollars (33,5 milliards d’euros) de capitalisation boursière.

Ses fournisseurs Cirrus Logic (+1,19%) et surtout Lumentum Holdings (+11,1%) ont monté dans son sillage.

Egalement en vue, Mastercard a pris 3,09% après l’annonce de résultats trimestriels meilleurs que prévu.

A l’autre bout du spectre, Snap a plongé de 21,94% en réaction à des résultats inférieurs aux attentes qui font suite à une refonte très critiquée de son application de messagerie Snapchat.

Le titre, introduit en mars 2017 à 17 dollars, a clôturé à 11,03 dollars après avoir touché en séance un plus bas record de 10,96, bien en dessous du précédent point bas de 11,28 qui remontait à août dernier.

Aux biotechs, Gilead Sciences a rendu 7,83% après des résultats là aussi moins bons que prévu, pénalisés par un recul de 59% des ventes de son traitement phare contre l’hépatite C.

Dans l’assurance santé, la déception du jour est venue d’Unum Group, en baisse de 16,95% - la plus mauvaise performance du S&P-500 - après la publication d’un bénéfice inférieur au consensus. Dans son sillage, Prudential Financial, AIG et MetLife ont aussi reculé avant leurs résultats attendus à la clôture.

L’EURO/DOLLAR POURSUIT SA DÉCRUE

Les volumes ont été étoffés avec 7,27 milliards d’actions qui ont changé de mains sur les différents marchés américains, à comparer à une moyenne de 6,55 milliards sur les 20 dernières séances.

Sur le marché des changes, l’indice dollar, qui mesure le niveau du billet vert face à un panier de monnaies de référence, a atteint un plus haut depuis décembre à 92,834 avant de revenir à 92,727 vers 20h30 GMT, en hausse de 0,30%.

L’euro/dollar a reflué pour sa part nettement sous 1,20 dollar à 1,1943 (-0,42%).

Du côté des obligations, le rendement du 10 ans est revenu à 2.970% contre 2,976% mardi soir mais celui de l’emprunt à 30 ans a grimpé à 3,140% contre 3,137%.

Sur les échéances courtes, le rendement du papier à deux ans a atteint un pic de neuf ans et demi à 2,521% avant de revenir à 2,5012% en fin de séance.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse en dépit de l’appréciation du dollar alors que l’or a réduit son avance, s’échangeant à 1.304,23 dollars l’once (+0,05%) sur le marché au comptant.

Avec Sruthi Shankar à Bangalore, Sinéad Carew et Chuck Mikolajczak à New York, Véronique Tison pour le service français

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