April 27, 2018 / 11:32 AM / 5 months ago

L'Europe en hausse, Wall Street attend le PIB américain

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes sont orientées à la hausse vendredi à mi-séance dans un climat animé par les publications de résultats d’entreprises et la tendance à Wall Street devrait évoluer avec la publication, une heure avant l’ouverture, d’une première estimation de la croissance américaine pour les trois premiers mois de l’année.

Les Bourses européennes sont orientées à la hausse vendredi à mi-séance. Le CAC 40 gagne 0,17% vers 11h20 GMT, le Dax prend 0,68% et le FTSE gagne 0,68%. /Photo d'archives/REUTERS/Kai Pfaffenbach

À Paris, le CAC 40 gagne 0,17% à 5.462,63 vers 11h20 GMT. À Francfort, le Dax prend 0,68% et à Londres, le FTSE gagne 0,68%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 est pratiquement stable (+0,02%), l’EuroStoxx 50 de la zone euro avance de 0,22% et le Stoxx 600 est à l’équilibre.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en ordre dispersé avant la publication à 12h30 GMT de la première estimation du produit intérieur brut (PIB) américain au premier trimestre.

En attendant, le dollar poursuit son rebond et gagne 0,31% face à un panier de devises de référence, tandis que l’euro recule de 0,18% favorisant la hausse des actions européennes. Le rendement des emprunts d’Etat américains à 10 ans est revenu autour de 2,97%.

Le dollar profite également d’un climat géopolitique favorable avec la rencontre historique vendredi entre les dirigeants des deux Corées, engagés sur la voie de la réconciliation, promettant la “dénucléarisation complète” de la péninsule coréenne et l’établissement d’une paix “permanente” et “solide” entre leurs pays toujours techniquement en guerre.

De son côté, la livre sterling est pénalisée par le ralentissement inattendu de la croissance de l’économie britannique au premier trimestre, ce qui invite à se demander si la Banque d’Angleterre va relever ses taux lors de la réunion de politique monétaire du 10 mai.

La devise britannique cède autour de 1% face au dollar et face à l’euro et le rendement des emprunts d’Etat britanniques à deux ans, sensible aux anticipations d’évolution des taux, perd environ sept points de base à 0,822%.

De son côté, la Banque du Japon (BoJ) a laissé sa politique monétaire inchangée vendredi, tout en cessant de se fixer un calendrier pour atteindre son objectif d’une inflation à 2%.

La Banque centrale européenne a, elle aussi, maintenu jeudi le statu quo sur sa politique monétaire ultra-accommodante et son président a minimisé les inquiétudes sur un essoufflement de la croissance en zone euro, laissant la voie ouverte à un arrêt de sa politique d’achat d’actifs fin 2018.

SES EN TÊTE DU STOXX

Le secteur des hautes technologies (+1,01%) profite des résultats solides publiés par les géants du secteur aux Etats-Unis. Après Facebook (+9,06%), les résultats d’Amazon, d’Intel et de Microsoft sont ressortis meilleurs que prévu, entraînant une nette hausse des actions des trois groupes dans les échanges d’avant-Bourse.

La hausse de 5,11% de CapGemini soutient aussi le secteur techno européen, la SSII ayant annoncé une croissance de son chiffre d’affaires supérieure aux attentes au premier trimestre, ce qui conduit plusieurs analystes à revoir à la hausse leur prévision pour 2018.

L’opérateur de satellites SES prend 10,54%, sa plus importante progression en une séance en 10 ans, après avoir fait état d’un bénéfice trimestriel meilleur que prévu, le dynamisme de sa division Network compensant la faiblesse de la division Vidéo.

A l’inverse, le fabricant suédois d’appareils électro-ménagers Electrolux accuse la plus forte baisse du Stoxx 600 (-12,19%) après avoir annoncé un recul inattendu de son résultat d’exploitation trimestriel et prévenu que la hausse du coût des matières premières pèserait plus que prévu.

Sanofi recule de 1,82% en réaction à des résultats trimestriels pénalisés par les taux de change et l’activité “diabète et cardiovasculaire”, le groupe ayant en outre laissé entendre que le deuxième trimestre s’annonçait lui aussi difficile.

De lourds effets de changes et plusieurs revers commerciaux ont pesé sur le chiffre d’affaires trimestriel de Renault qui signe la plus forte baisse du CAC 40: -3,2%.

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