April 24, 2018 / 12:12 PM / 6 months ago

Les Bourses européennes évoluent au rythme des résultats

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes évoluent en ordre dispersé à mi-séance et Wall Street est attendue en hausse, réagissant essentiellement à de multiples publications de résultats, alors que les rendements obligataires se stabilisent.

Les Bourses européennes évoluent en ordre dispersé à mi-séance et Wall Street est attendue en hausse, réagissant essentiellement à de multiples publications de résultats, alors que les rendements obligataires se stabilisent. À Paris, le CAC 40 cède 0,08%. À Francfort, le Dax avance de 0,23% et à Londres, le FTSE prend 0,25%. /Photo d'archives/REUTERS/Toby Melville

À Paris, le CAC 40 cède 0,08% à 5.434,18 points vers 11h10 GMT. À Francfort, le Dax avance de 0,23% et à Londres, le FTSE prend 0,25%. L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 gagne 0,08%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro 0,01% et le Stoxx 600 0,04%.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,6% pour le Dow Jones et le S&P-500 et de 0,7% pour le Nasdaq.

Plus important contributeur à la hausse de l’indice technologique (+0,8%) et du Dax, SAP gagne 3,26% à la Bourse de Francfort, après l’annonce de résultats encourageants au premier trimestre et d’un relèvement de ses prévisions de chiffre d’affaires et de bénéfice pour 2018.

En revanche, AMS, fournisseur notamment d’Apple en puces électroniques, dégringole de 8,55% en raison de ventes dans le bas de sa fourchette de prévisions au premier trimestre et d’un avertissement sur ses revenus pour la période avril-juin à cause de commandes plus faibles de l’un de ses principaux clients.

L’avertissement d’AMS risque d’alimenter les craintes d’un essoufflement de la demande de smartphones, qui ont déjà pénalisé Apple et l’ensemble du secteur technologique ces dernières séances.

Dans la foulée d’AMS, STMicroelectronics ou encore Dialog Semiconductor, autres fournisseurs d’Apple, reculent respectivement de 0,62% et 5,17%.

Randstad recule de 3,58%, pénalisé par les performances jugées décevantes de sa filiale Monster aux Etats-Unis.

A Paris, l’action Bolloré chute de 8,38%, sa plus importante baisse journalière depuis octobre 2014, pour toucher à un plus bas de cinq mois. Le PDG du groupe Vincent Bolloré est actuellement auditionné par des policiers sur des soupçons de corruption dans le cadre de l’obtention de concessions en Afrique par le groupe Bolloré.

Toujours à Paris, les titres PSA et Michelin cède 2,03% et 0,21% après des résultats trimestriels mal accueillis. Le secteur auto européen perd 0,32%.

Le titre Eurofins Scientific accuse une baisse de 5,7% après la publication par le spécialiste de la bioanalyse d’un chiffre d’affaires trimestriel inférieur aux attentes.

LES COURS DU PÉTROLE GRIMPENT LÉGÈREMENT

Les compartiments européens du pétrole et du gaz et des ressources de base comptent parmi les plus fortes progressions sectorielles, les cours du brut et des matières premières étant repartis à la hausse.

Le baril de Brent a de nouveau franchi les 75 dollars, touchant un pic de trois ans et demi, et le brut léger américain évolue autour de 69 dollars.

C’est ce renchérissement du pétrole, associé à d’autres matières premières, qui explique en partie la remontée des rendements obligataires, le 10 ans américain ayant frôlé lundi le seuil de 3%. Il est revenu depuis autour de 2,97%. Le rendement du dix ans allemand est également à l’équilibre autour de 0,63%.

Seul le cours de l’aluminium reste orienté à la baisse (-2,14%) après une chute de 7% la veille provoquée par l’annonce par Washington d’un éventuel report des sanctions contre le géant russe Rusal.

Sur le marché des changes, le dollar a atteint un plus haut depuis la mi-janvier face à un panier de devises de référence, tiré par la remontée des rendements des emprunts d’Etat américains. L’euro évolue autour de 1,22 dollar, après être tombé à un plus bas depuis début mars face au billet vert.

Du côté des statistiques, l’indice du climat des affaires calculé par l’Ifo, qui y a intégré pour la première fois des données du secteur des services, s’est dégradé pour le cinquième mois consécutif en Allemagne en avril, ce qui confirme le moindre dynamisme de la première économie d’Europe depuis le début de l’année.

Édité par Blandine Hénault

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