April 19, 2018 / 1:32 PM / 5 months ago

P&G bat de peu le consensus, l'action recule

(Reuters) - Le bénéfice trimestriel de Procter & Gamble a de peu dépassé le consensus, le leader mondial des produits de grande consommation expliquant jeudi que l’épuisement des stocks et la hausse des coûts de transport et des matières premières contribuent à rogner les marges.

Le bénéfice trimestriel de Procter & Gamble a de peu dépassé le consensus, le leader mondial des produits de grande consommation expliquant jeudi que l'épuisement des stocks et la hausse des coûts de transport et des matières premières contribuent à rogner les marges. /Photo d'archives/REUTERS/Lucy Nicholson

L’action chute de 3,17% à 75,03 dollars à Wall Street vers 16h45 GMT, la plus forte baisse de l’indice Dow Jones, après avoir touché auparavant un plus bas depuis novembre 2015 de 74,22 dollars.

Les résultats de P&G pour le troisième trimestre de son exercice décalé et des prévisions en demi-teinte pour le reste de l’exercice ont contrarié l’effet positif de l’annonce, quelques heures plus tôt, de l’acquisition du pôle santé grand public du pharmacien allemand Merck KgaA pour 3,4 milliards d’euros.

Le propriétaire, entre autres, des couches Pampers, des rasoirs Gillette et de la crème Vicks, anticipe une croissance organique annuelle dans le bas d’une fourchette de 2% à 3%. Globalement, P&G projette une croissance des ventes de 3%, en incluant cessions et acquisitions.

En plus du renchérissement des matières premières et des coûts de transport, les groupes de produits de grande consommation pâtissent de la concurrence des marques propriétaires de grands distributeurs tels que Walmart ou Target, a noté le directeur financier Jon Moeller.

La marge brute publiée à diminué d’un point au troisième trimestre clos le 31 mars, tandis que le bénéfice net part du groupe est revenu à 2,51 milliards de dollars (2,03 milliards d’euros), soit 0,95 dollar par action, contre 2,52 milliards (0,93 dollar par action) il y a un an.

“Les anticipations étaient basses à l’approche du trimestre mais la croissance organique était sans doute encore inférieure à ce que les investisseurs attendaient”, observe Bonnie Herzog, analyste de Wells Fargo.

La capacité de fixer les prix est devenue un souci encore plus prégnant et la croissance organique devra accélérer au quatrième trimestre même pour atteindre un objectif annuel revu en baisse, ajoute-t-elle.

Hors exceptionnels, le bénéfice par action est d’un dollar, dépassant de deux cents le consensus Thomson Reuters I/B/E/S.

Le chiffre d’affaires a augmenté de 4,3% à 16,28 milliards de dollars, porté par la demande de produits de soins, alors que les analystes anticipaient en moyenne 16,21 milliards de dollars, selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S.

P&G table désormais sur un bénéfice par action annuel compris entre six et huit dollars contre une fourchette précédente allant de cinq à huit dollars.

Benoit Van Overstraeten et Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Véronique Tison

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