April 13, 2018 / 7:36 AM / 2 months ago

LSE nomme David Schwimmer, de Goldman Sachs, à sa tête

par Noor Zainab Hussain et Maiya Keidan

London Stock Exchange Group a nommé vendredi David Schwimmer, de Goldman Sachs, à la direction générale, à l'issue d'un conflit qui s'est soldé par le départ de son prédécesseur Xavier Rolet en novembre. /Photo prise le 29 décembre 2017/REUTERS/Toby Melville

(Reuters) - London Stock Exchange Group a nommé vendredi David Schwimmer, de Goldman Sachs, à la direction générale, à l’issue d’un conflit qui s’est soldé par le départ de son prédécesseur Xavier Rolet en novembre.

La nomination de David Schwimmer, chez Goldman depuis 20 ans et dont les derniers postes ont été à la direction de la structure de marchés et de l’activité métaux de la banque d’investissement, prendra effet le 1er août.

L’ancien directeur général de LSE, Xavier Rolet, a démissionné en novembre dernier, avec effet immédiat, après avoir dirigé le groupe pendant un peu moins de dix ans.

On lui reconnait d’avoir diversifié les activités du LSE pour en faire un groupe plus solide, grâce notamment à l’acquisition d’une participation de contrôle dans LCH, l’une des principales chambres de compensation dans le monde.

La capitalisation de l’opérateur de marchés est passée de moins d’un milliard à 14 milliards de livres (16,2 milliards d’euros) sous sa houlette.

Mais il a échoué dans son projet de fusion transfrontalière avec l’allemand Deutsche Börse.

David Schwimmer entre en fonction alors que la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne en 2019 soulève des questions de stratégie pour le LSE, au coeur du premier centre financier d’Europe. Il devra notamment préserver la position dominante du LSE dans la compensation, ce dernier risquant, avec le Brexit, de perdre un bonne partie de son activité de compensation sur les produits dérivés au bénéfice de Deutsche Börse.

Sa nomination devrait également contribuer à apaiser les craintes des investisseurs voulant que le LSE soit plus vulnérable à une prise de contrôle en l’absence d’un patron permanent.

Le fonds activiste TCI, qui détient 5,18% du capital de la plateforme boursière, a récemment prédit une OPA de 15 milliards de livres de ses concurrents américains ICE et CME Group lors d’une conférence réservée aux investisseurs.

TCI est entré en conflit avec le président de LSE, Donald Brydon, autour du départ de Xavier Rolet, auquel le fonds était opposé. Mais la tentative de TCI d’évincer Brydon a échoué lors d’un vote en assemblée générale mi-décembre.

Le titre avance de 0,26% vers 09h45 GMT, alors que la Bourse de Londres cède 0,08%.

“Cela n’a pas été une transition orthodoxe, mais nous sommes contents de voir qu’une gouvernance claire est mise en place”, a dit l’un des 20 premiers actionnaires du LSE.

Noor Zainab Hussain à Bangalore, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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