April 11, 2018 / 4:12 PM / 5 months ago

Les tensions autour de la Syrie pèsent sur les actions

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé mercredi en baisse, pénalisées notamment par l’escalade des tensions entre les Etats-Unis et la Russie autour du conflit syrien, venue s’ajouter aux inquiétudes persistantes concernant les frictions commerciales entre Washington et Pékin.

Les Bourses européennes ont terminé mercredi en baisse. À Paris, le CAC 40 a perdu 0,56% à 5.277,94 points. Le Footsie britannique a cédé 0,13% et le Dax allemand a abandonné 0,83%. /Photo prise le 6 février 2018/REUTERS/Simon Dawson

À Paris, le CAC 40 a perdu 0,56% à 5.277,94 points. Le Footsie britannique a cédé 0,13% et le Dax allemand a abandonné 0,83%.

L’indice EuroStoxx 50 a reculé de 0,55%, le FTSEurofirst 300 de 0,61% et le Stoxx 600 de 0,59%.

Signe d’une certaine nervosité sur les marchés d’actions, l’indice mesurant la volatilité implicite de l’EuroStoxx 50 a pris plus de 4%.

Donald Trump a prévenu mercredi la Russie d’une intervention militaire imminente en Syrie après l’attaque au gaz toxique, imputée au régime syrien, contre la ville rebelle de Douma, dans la Ghouta orientale.

Le président américain répondait aux avertissements de Moscou, qui avait prévenu les Etats-Unis que tout missile tiré contre la Syrie serait abattu et que les sites de lancement seraient détruits.

Sur le front du commerce, le ton conciliant choisi par Xi Jinping pour le discours qu’il a prononcé mardi au Forum pour l’Asie de Boao avait redonné confiance aux investisseurs mais ceux-ci attendent désormais de nouvelles avancées concrètes et, dans l’intervalle, se tournent vers d’autres sujets de préoccupation, géopolitiques mais aussi macroéconomiques.

Avant même l’intervention Donald Trump, les déclarations des pays occidentaux, Etats-Unis, France et Grande-Bretagne en tête, suggéraient que des frappes visant le régime de Damas pourraient avoir lieu dans les tout prochains jours en dépit de l’opposition de la Russie, soutien de Bachar al Assad et présente militairement sur le sol syrien.

Cette poussée de tension au Moyen-Orient contribue à la hausse des cours du pétrole. Le prix du baril de Brent a atteint son plus haut niveau depuis fin 2014 à 71,87 dollars. Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a repassé 66 dollars, à moins de 1% de son plus haut de l’année.

Du côté des marchés émergents, le rouble russe perd autour de 2% face au dollar et la livre turque a touché un nouveau plus bas historique.

L’or, valeur refuge par excellence, prend 1% à plus de 1.354 dollars l’once.

TESCO ET TECHNIPFMC SE DISTINGUENT

Au valeurs en Europe, plusieurs secteurs sont restés à l’abri du repli général, à commencer par celui de la distribution (+0,98%), dopé par la hausse de 7,18% du britannique Tesco après ses résultats annuels meilleurs qu’attendu.

Le compartiment des télécommunications (+0,12%) a également tiré son épingle du jeu, porté par le gain de 2,18% de Deutsche Telekom. Le groupe allemand profite des informations sur la reprise des discussions entre sa filiale américaine T-Mobile US et Sprint en vue d’une fusion.

La plus forte progression du CAC 40 est de loin pour TechnipFMC qui a pris 5,57%, soutenu par la hausse des cours du brut mais aussi par la signature récente de plusieurs gros contrats.

A l’opposé, le compartiment agroalimentaire a cédé 1,01% avec le repli de 4,32% de Rémy Cointreau, pénalisé par l’abaissement de la recommandation de JPMorgan à “neutre”, les analystes de la banque américaine estimant que la dynamique positive sur les estimations de bénéfices du groupe de spiritueux ralentit.

A l’heure de la clôture en Europe, les indices de Wall Street évoluent en ordre dispersé dans l’attente de la publication du compte-rendu de la dernière réunion monétaire de la Réserve fédérale (18h00 GMT), susceptible de relancer le débat sur la possibilité d’une quatrième hausse de taux cette année, en plus des trois prévues initialement par la banque centrale.

Au chapitre macroéconomique, l’indice des prix à la consommation (CPI) “core”, c’est-à-dire hors éléments volatils (alimentation et énergie), a fléchi de 0,1% le mois dernier, la première baisse depuis mai 2017, après avoir progressé de 0,2% en février, a annoncé mercredi le département du Travail.

Ces chiffres n’ont pas eu d’impact significatif sur le dollar et les futures de Wall Street. En revanche, sur le marché obligataire le rendement des Treasuries à 10 ans a accentué ses pertes, reculant de plus de 4 points de base à 2,755% avant de revenir autour de 2,78%.

Édité par Wilfrid Exbrayat

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