March 29, 2018 / 10:50 AM / 7 months ago

Les actions montent dans l'attente d'indicateurs clés

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes s’ancrent dans le vert jeudi à mi-séance dans un climat de faible volatilité et Wall Street est signalée en hausse mais la tendance pourrait évoluer après la publication d’une mesure très suivie de l’inflation et d’une donnée sur le marché du travail aux Etats-Unis.

Les principales Bourses européennes s'ancrent dans le vert jeudi à mi-séance. À Paris, le CAC 40 prend 0,61% à 5.161,67 points vers 10h35 GMT. À Francfort, le Dax gagne 0,88% et à Londres, le FTSE avance de 0,4%. /Photo prise le 29 décémbre 2017/REUTERS/Toby Melville

Cette dernière journée du trimestre pour les marchés reste donc indécise après les hésitations à Wall Street la veille, dans un contexte toujours dominé par les craintes de guerre commerciale et les interrogations sur les valeurs technologiques.

À Paris, le CAC 40 prend 0,61% à 5.161,67 points vers 10h35 GMT. À Francfort, le Dax gagne 0,88% et à Londres, le FTSE avance de 0,4%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 progresse de 0,44%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro 0,75% et le Stoxx 600 0,45%.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,3% à 0,4% pour le Dow Jones et le Standard & Poor’s 500 et de 0,7% pour le Nasdaq composite.

En Europe, les secteurs cycliques, qui avaient souffert mercredi, repartent de l’avant à l’instar de l’automobile (+2,03%), des ressources de base (+1,61%) et de la distribution (+0,7%). A l’opposé, les services aux collectivités (“utilities”) abandonnent 0,37%.

L’aversion au risque qui a profité aux compartiments défensifs comme les utilities a aussi favorisé un recul marqué des rendements obligataires: celui du Bund allemand à dix ans allemand oscille autour du seuil de 0,50% contre près de 0,58% en fin de semaine dernière et le dix ans américain est repassé sous 2,77% contre près de 2,9% il y a une semaine.

PÂQUES ARRIVE

Les marchés européens et américains seront fermés vendredi avant le week-end de Pâques et ce jeudi est donc la dernière séance d’un trimestre difficile pour les marchés d’actions. Le S&P-500 s’achemine vers une baisse de plus de 2,5% en trois mois, sa première performance trimestrielle négative depuis le troisième trimestre 2015.

Le Stoxx 600 affiche quant à lui à mi-séance jeudi un recul de 4,7% depuis le 1er janvier et le CAC 40 un repli de 2,8% après sa stagnation d’octobre-décembre.

L’indice mondial MSCI, qui regroupe 47 marchés développés et émergents, cède pour sa part 2,26% sur trois mois après six trimestres consécutifs de hausse.

“Les inquiétudes liées aux perturbations du commerce mondial, au ralentissement de l’activité économique et désormais la crainte de voir le secteur technologique devenir la cible des changements de régulation et d’une augmentation de la fiscalité ont créé un climat de ‘tempête du siècle’ mêlant incertitude et doutes dans l’esprit des investisseurs, alors que la complaisance dominait au début de l’année”, résume Michael Hewson, de CMC Markets.

D’autres analystes sont moins alarmistes, à l’image de Nicolas Chéron, responsable de la recherche marchés pour Binck.fr.

“Même si la volatilité est exacerbée et que les supports ont été mis à rude épreuve, force est de constater que les marchés plient mais ne rompent pas”, écrit-il.

Sur le marché des changes, l’”indice dollar”, qui mesure l’évolution du billet vert face à un panier de référence, se stabilise après un bond de plus de 0,8% mercredi, sa plus forte hausse sur une séance depuis la mi-octobre.

Ce rebond de la devise américaine a ramené l’euro autour de 1,23 dollar, soit 1,4% en dessous de son pic de mardi (1,2476).

L’INDICE “CORE PCE” AU MENU

Les cambistes surveilleront notamment les statistiques mensuelles des revenus et dépenses des ménages aux Etats-Unis à 12h30 GMT, qui incluent l’indice des prix “core PCE”, le baromètre de l’inflation le plus suivi par la Réserve fédérale.

A la même heure tomberont les chiffres hebdomadaires des inscriptions au chômage.

Trente minutes plus tôt, les investisseurs auront pris connaissance d’une première estimation de l’inflation allemande au mois de mars.

Aux valeurs en Europe, Sodexo chute de 12,99% après avoir revu en nette baisse ses prévisions de croissance de ses résultats annuels à la suite d’un trimestre inférieur à ses propres attentes.

A la hausse, Renault s’adjuge 4,87%, la plus forte hausse du CAC, après un article de Bloomberg évoquant à son tour des discussions entre le groupe automobile et son allié japonais Nissan en vue d’une possible fusion.

Egalement dans l’actualité des fusions-acquisitions, le réassureur Swiss Re prend 2,71% après des informations selon lesquelles le japonais SoftBank pourrait prendre un quart de son capital pour 9,6 milliards de dollars (7,8 milliards d’euros).

Les cours du pétrole hésitent, tiraillés entre la perspective d’une prolongation des accords encadrant la production et l’annonce d’une hausse inattendue des stocks aux Etats-Unis.

Le prix du baril de Brent reste toutefois sous 70 dollars et celui du brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) sous 65 dollars.

Édité par Marc Angrand

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