March 28, 2018 / 4:43 PM / 4 months ago

Les marchés actions toujours nerveux mais le dollar remonte

PARIS - Les principales Bourses européennes, Francfort exceptée, ont fini en hausse mercredi après avoir effacé la totalité des pertes du début de séance grâce entre autres à la baisse de l’euro, mais la nervosité reste forte, notamment sur les valeurs technologiques, comme le montre la baisse continue du Nasdaq.

Les principales Bourses européennes, Francfort exceptée, ont fini en hausse mercredi après avoir effacé la totalité des pertes du début de séance grâce entre autres à la baisse de l'euro, mais la nervosité reste forte. À Paris, le CAC 40 a terminé sur un gain de 0,29%. A Londres, le FTSE 100 a gagné 0,64%. A Francfort, le Dax a reculé de 0,25%. /Photo d'archives/REUTERS/Ralph Orlowski

À Paris, le CAC 40 a terminé sur un gain de 0,29% (14,7 points) à 5.130,44 points après avoir perdu jusqu’à 1,51% pour inscrire un nouveau plus bas de sept mois à 5.038,12.

A Londres, le FTSE 100 a gagné 0,64%; l’indice EuroStoxx 50 a pris 0,43%, le FTSEurofirst 300 0,29% et le Stoxx 600 0,46%.

A Francfort, le Dax a reculé de 0,25%, pénalisé entre autres par le recul de 1,55% du géant de la chimie BASF et celui de 4,01% du fabricant de composants électroniques Infineon.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street évoluait sans tendance claire, le Dow Jones prenant 0,17% tandis que le Nasdaq Composite cédait 0,56%, portant à plus de 3,5% son repli en moins de deux séances.

Alors que Facebook (+0,38%) amorce un timide rebond après une chute de près de 18% en sept séances, Amazon (-4,65%) souffre d’un article de presse évoquant la volonté de Donald Trump de s’en prendre à son régime fiscal et Apple (-0,12%) pâtit de la révision à la baisse par Goldman Sachs de ses estimations de vente d’iPhone.

La défiance vis-à-vis des “techs” est toutefois bien plus large: l’indice MSCI américain du secteur abandonne 0,42% et le compartiment des semi-conducteurs 1,44%.

En Europe, le compartiment des puces a été l’un des plus affectés: STMicroelectronics a lâché 5,42%, ASML 4,53%, Siltronic 5,83% et AMS 9,56%, la plus forte baisse du Stoxx 600.

Soitec (-7,17%) se classe quant à lui bon dernier du SBF 120 parisien.

L’indice Stoxx des hautes technologies accuse en clôture un repli de 1,79%.

Celui des matières premières (-1,90%) a souffert de la baisse des cours de l’aluminium, au plus bas depuis décembre, et de celle des prix du pétrole après l’annonce d’une hausse inattendue des stocks de pétrole aux Etats-Unis.

BOND DE SHIRE ET DE TOMTOM, UN RACHAT ÉVOQUÉ

Le principal soutien aux actions européennes est en fait venu des statistiques américaines, avec la révision à la hausse des chiffres du produit intérieur brut (PIB) américain au quatrième trimestre, la croissance des Etats-Unis ressortant finalement à 2,9% en rythme annualisé, contre 2,5% dans l’estimation précédente. Le consensus Reuters anticipait une révision moins marquée à 2,7%.

Cette bonne surprise a profité au dollar, qui a amplifié son rebond: en hausse de 0,47% face à un panier de devises de référence, le billet vert est au plus haut depuis jeudi dernier. L’euro est ainsi ramené à 1,2347 dollar, contre un pic à plus de 1,2420 en matinée en Europe.

Les rendements obligataires, y compris américains, restent orientés à la baisse: le dix ans allemand est repassé sous 0,5% pour la première fois depuis deux mois et demi et son équivalent américain, à 2,757%, est au plus bas depuis début février.

Côté actions, l’aversion au risque et la baisse des rendements obligataires ont logiquement profité aux valeurs défensives, et en premier lieu au secteur des services aux collectivités (“utilities”), dont l’indice Stoxx de référence a pris 3,24%.

A Paris, Suez (+4,19%), EDF (+3,03%), Engie (+2,61%) et Veolia (+1,91%) figurent parmi les plus fortes hausses de l’indice SBF 120.

Aux fusions-acquisitions, le groupe pharmaceutique britanique Shire a bondi de 14,01% après que le japonais Takeda a dit envisager une offre d’achat.

Le spécialiste de la géolocalisation TomTom a pris 10,43% dans les tout derniers échanges en réaction aux informations de Reuters selon lesquelles la société a mandaté Deutsche Bank en vue de chercher un acheteur pour tout ou partie de son capital.

Édité par Véronique Tison

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