March 28, 2018 / 11:38 AM / 8 months ago

Le japonais Takeda envisage une offre sur le laboratoire Shire

LONDRES/TOKYO (Reuters) - Takeda Pharmaceutical, plus grand groupe pharmaceutique japonais, envisage une offre sur Shire pour se développer dans le traitement des maladies rares et de l’hyperactivité et, sur le plan géographique, aux Etats-Unis, une annonce qui fait flamber l’action du laboratoire basé à Dublin mercredi en Bourse de Londres.

Le logo de Takeda Pharmaceutical. Le plus grand groupe pharmaceutique japonais, envisage une offre sur Shire pour se développer dans le traitement des maladies rares et de l'hyperactivité et, sur le plan géographique, aux Etats-Unis, une annonce qui fait flamber l'action du laboratoire basé à Dublin mercredi en Bourse de Londres. /Photo prise le 30 janvier 2018/REUTERS/Kim Kyung-Hoon

A 12h18 GMT, le titre Shire bondissait de 17,915% à 3.620 livres après s’être envolé pendant un temps de plus de 25%. Jusqu’à la clôture de mardi, il avait perdu plus de 20% depuis le début de l’année, ramenant sa capitalisation boursière à un peu plus de 28 milliards de livres (32 milliards d’euros).

Shire fournit des traitements contre les maladies rares et les troubles de l’attention. En janvier, il a annoncé un projet de scission en deux entités distinctes pour tenter de se relancer après une année 2017 déjà marquée par un recul de plus de 16% en Bourse.

Ces difficultés sont liées à la concurrence croissante des médicaments génériques et un endettement hérité du rachat en 2016 de Baxalta pour 32 milliards de dollars (25,8 milliards d’euros), la plus grosse acquisition de son histoire.

Takeda, dirigé par le Français Christophe Weber, a précisé mercredi que sa démarche était “à un stade préliminaire et exploratoire et (qu’)aucune approche n’a(vait) été effectuée auprès du conseil d’administration de Shire”. Il a jusqu’25 avril pour lancer éventuellement une offre.

Le laboratoire japonais affirme qu’une telle opération permettrait de créer un groupe biopharmaceutique d’envergure mondiale et renforcerait sa présence dans le traitement des maladies rares ainsi que dans l’oncologie, les soins gastro-intestinaux et les neurosciences.

Il juge en outre qu’il pourrait ainsi rééquilibrer sa présence géographique au profit des Etats-Unis.

BATAILLE POSSIBLE ENTRE PLUSIEURS PRÉTENDANTS

“Toute offre potentielle sur Shire, si elle est effectuée, devrait respecter les critères stricts d’investissement” relatifs à la préservation de la politique de dividende et à la note de crédit, souligne Takeda.

Premier groupe pharmaceutique japonais par le chiffre d’affaires, Takeda concentre ses recherches sur le développement de traitements contre le cancer et les maladies des systèmes digestif et nerveux.

Il ne fait pas mystère de sa volonté d’acquérir une stature plus internationale via des acquisitions et une offensive sur Shire représenterait l’initiative la plus spectaculaire en la matière lancée par Christophe Weber, à la tête du groupe depuis avril 2015.

Le groupe japonais pourrait toutefois ne pas être seul sur les rangs.

“Si Takeda annonce publiquement qu’il envisage une approche sur Shire, cela signifie inévitablement que d’autres grands acteurs de la pharmacie comme AbbVie, Novartis, Pfizer et d’autres vont également faire leurs comptes avec une probabilité très élevée que cela conduise à une compétition entre plusieurs prétendants”, dit Michael Wegener, associé gérant de Case Equity Partners, un actionnaire de Shire.

Takeda a déjà réalisé plusieurs acquisitions sous la houlette de Christophe Weber, un ancien de GlaxoSmithKline.

Il a ainsi acheté en janvier la biotech belge TiGenix pour 520 millions d’euros avec sa trésorerie disponible.

L’an dernier, il a mis la main sur Ariad, un spécialiste américain des traitements contre le cancer, pour 5,2 milliards de dollars, tout en se disant prêt à l’époque à poursuivre ces achats pour étoffer son portefeuille.

Shire a déclaré dans un communiqué prendre note de l’annonce de Takeda, en ajoutant ne pas avoir été contacté à ce stade.

Avec Rahul B à Bangalore, Paul Sandle et Maiya Keidan à Londres et Ben Hirschler à New York; Juliette Rouillon et Bertrand Boucey pour le service français, édité par Véronique Tison

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