February 12, 2018 / 6:11 PM / 10 months ago

Nexter décroche le marché des VBMR légers de l'armée de Terre

Un Nexter TITUS. Florence Parly a officialisé lundi le choix du groupe Nexter, en co-traitance avec Texelis, pour le marché des véhicules blindés multirôles (VBMR) légers de l'armée de Terre française, appelés à remplacer une partie des "VAB" à bout de souffle dans le cadre de la loi de programmation militaire 2019-2025. /Photo d'archives/REUTERS/Benoit Tessier

ROANNE, Loire (Reuters) - Florence Parly a officialisé lundi le choix du groupe Nexter, en co-traitance avec Texelis, pour le marché des véhicules blindés multirôles (VBMR) légers de l’armée de Terre française, appelés à remplacer une partie des “VAB” à bout de souffle dans le cadre de la loi de programmation militaire 2019-2025.

“Notre industrie de défense a du pain sur la planche”, a déclaré la ministre des Armées lors d’un déplacement à Roanne (Loire), sur le site de Nexter (groupe KNDS).

La nouvelle LPM, qui sera examinée au Parlement à partir de mars, prévoit d’accélérer les livraisons de matériels aux armées, notamment dans le cadre du programme de modernisation Scorpion pour l’armée de Terre.

Ainsi, sur les 978 VBMR légers prévus en théorie à horizon 2030 par la loi, 489 - contre les 400 prévus - seront livrés d’ici à 2025. Ils remplaceront une partie des véhicules de l’avant blindé (VAB), en service depuis des décennies et utilisés encore pour l’opération Barkhane au Sahel.

Ils complèteront le VBMR lourd Griffon (936 prévus d’ici fin 2025) et l’engin blindé de reconnaissance et de combat (EBRC) Jaguar (150 d’ici fin 2025), également assemblés par Nexter à Roanne.

“Notre armée de Terre, comme les autres d’ailleurs, a souffert de programmes décalés d’un an, de deux, puis de dix avant d’être tout simplement annulés”, a dit Florence Parly. “C’est fini”, a-t-elle assuré.

Le groupe Nexter, leader français de la défense terrestre, a souligné dans un communiqué que la conception du VBMR renforcerait la création d’emplois dans le bassin roannais et dans les bureaux d’études. La société Texelis, basée à Limoges, est spécialisée dans les liaisons au sol des véhicules blindés.

Aux termes de l’appel d’offres, le coût unitaire d’un VBMR était évalué entre 500.000 et 700.000 euros.

Les premières livraisons sont prévues d’ici quatre ans, selon le ministère des Armées.

Catherine Lagrange, édité par Sophie Louet

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