February 8, 2018 / 9:18 AM / 8 months ago

Les Bourses européennes débutent dans le rouge après Wall Street

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes évoluent en légère baisse en début de séance jeudi, dans le sillage de Wall Street et sur fond de remontée des rendements obligataires, tandis que les publications de résultats continuent d’animer la cote.

Les principales Bourses européennes évoluent en légère baisse en début de séance jeudi, dans le sillage de Wall Street et sur fond de remontée des rendements obligataires, tandis que les publications de résultats continuent d'animer la cote. À Paris, le CAC 40 perd 0,36% à 5.236,76 points vers 09h00 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,78% et à Londres, le FTSE 100 recule de 0,52%. /Photo prise le 6 février 2018/REUTERS/Simon Dawson

À Paris, le CAC 40 perd 0,36% à 5.236,76 points vers 09h00 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,78% et à Londres, le FTSE 100 recule de 0,52%. L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 est en baisse de 0,44%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,62% et le Stoxx 600 de 0,34%.

Les indices de volatilité européens sont quant à eux repartis à la hausse, à contre-courant de l’indice Vix américain.

Wall Street a terminé en repli mercredi après avoir passé la majeure partie de la séance en territoire positif, le Dow Jones abandonnant ses gains dans les tout derniers échanges pour céder 0,08% en clôture. Le Standard & Poor’s 500 a reculé de 0,5%, le Nasdaq Composite de 0,9%.

En Asie, Tokyo a gagné 1,13% mais les marchés chinois ont cédé du terrain, l’indice SSE Composite de Shanghai abandonnant 1,42%.

Sur le marché obligataire, le rendement des bons du Trésor américain à dix ans, dont la remontée rapide a favorisé le début de correction boursière du début de semaine, a de nouveau dépassé 2,82%, profitant d’une demande en retrait lors d’une adjudication mercredi et de l’annonce d’un accord sur le budget fédéral au Sénat, qui prévoit près de 300 milliards de dollars (245 milliards d’euros) de nouveaux crédits et devrait donc se traduire par un creusement du déficit et une augmentation des émissions de dette.

Le rendement à dix ans allemand, lui, se rapproche de nouveau de 0,75%, non loin du pic touché vendredi dernier à près de 0,77%.

SOCIÉTÉ GÉNÉRALE ET PUBLICIS RASSURENT, AIR FRANCE-KLM DÉÇOIT

Côté actions, les publications de résultats continuent d’animer la cote européenne, entre autres à Paris.

Société générale gagne 3,25%, la plus forte hausse du CAC, après avoir dépassé les attentes au quatrième trimestre et dit tabler sur un ralentissement de l’érosion de sa banque de détail en France.

Egalement entouré, Publicis prend 2,58%, profitant de la perspective d’une amélioration de sa croissance et de sa marge cette année après un exercice 2017 difficile.

Total, deuxième capitalisation française, s’adjuge 1,89% en réaction à des résultats au-dessus du consensus et à la promesse d’une augmentation du dividende et des rachats d’actions.

A la baisse, Vinci abandonne 1,24%, Korian 5,33% et ALD 2,98% après leurs résultats annuels, tandis qu’Air France-KLM (-3,33%) souffre après une recette unitaire jugée décevante en janvier.

Ailleurs en Europe, UniCredit (+2,68%) à Milan et Compass (+5,78%) à Londres profitent de leurs publications et de leurs prévisions tandis que le spécialiste norvégien des engrais Yara (-2,79%) est sanctionné après des résultats et un dividende inférieurs aux attentes.

Dans l’actualité des fusions-acquisitions, l’opérateur de télécommunications scandinave TDC bondit de 15% après avoir été approché par des investisseurs financiers, dont Macquarie, en vue d’un rachat.

Plus surprenant, le réassureur Swiss Re prend 4,35% après l’annonce de discussions sur une possible entrée à son capital du géant japonais des hautes technologies SoftBank.

LE DOLLAR REMONTE, LE YUAN SOUFFRE

Sur le marché des changes, le dollar, poursuit sa remontée avec celle des rendements des Treasuries: en hausse de 0,3% face à un panier de référence, il est au plus haut depuis le 24 janvier.

L’euro revient ainsi sous 1,2250 dollar pour la première fois depuis deux semaines, même s’il a réduit ses pertes après les déclarations de Jens Weidmann, le président de la Bundesbank allemande, rejetant une nouvelle fois toute extension de l’assouplissement quantitatif (QE).

L’autre fait marquant du jour est la faiblesse du yuan, qui est en passe d’enregistrer sa plus forte baisse sur une séance depuis plus d’un an. La devise chinoise réagit aux chiffres du commerce extérieur publiés en début de journée, qui montrent une diminution de l’excédent commercial avec la hausse des importations, mais aussi à l’évolution du contexte international, moins favorable aux devises émergentes.

“La hausse des taux aux Etats-Unis et la réforme fiscale américaine pourraient réduire l’accès des émergents aux liquidités en dollars, un scénario à suivre dans les prochains mois”, souligne ainsi Tangi Le Liboux, stratège chez Aurel BGC.

Les cambistes attendent par ailleurs à 12h00 GMT les annonces de la Banque d’Angleterre (BoE) à l’issue de sa première réunion de politique monétaire de l’année. Aucun changement de taux n’est attendu avant plusieurs mois mais les nouvelles prévisions de croissance et surtout d’inflation de l’institution seront étudiées de près.

La livre sterling perd 0,2% face au dollar mais reste inchangée face à l’euro.

Edité par Blandine Hénault

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