January 31, 2018 / 11:39 AM / 6 months ago

Siemens: La division Power and Gas a pesé sur le 1er trimestre

MUNICH (Reuters) - Siemens a annoncé mercredi un bénéfice industriel en repli de 14% au premier trimestre de son exercice décalé, en raison de la faiblesse persistante de la demande dans la division Power and Gas et d’une augmentation de ses investissements dans les logiciels industriels.

Siemens a annoncé mercredi un bénéfice industriel en repli de 14% au premier trimestre de son exercice décalé, en raison de la faiblesse persistante de la demande dans la division Power and Gas et d'une augmentation de ses investissements dans les logiciels industriels. /Photo d'archives/REUTERS/Edgard Garrido

Le bénéfice industriel est ressorti à 2,21 milliards d’euros sur la période octobre-décembre, grevé par la réduction de presque de moitié du bénéfice de la division Power and Gas. Les analystes anticipaient en moyenne 2,19 milliards d’euros, selon le consensus Reuters.

Les turbines à gaz sont devenues impopulaires dans un monde qui évolue vers les énergies renouvelables et Siemens a décidé de se concentrer sur sa branche robotique, où il est en position dominante.

“Le déclin du marché des énergies fossiles n’est pas passager. Il révèle plutôt le changement spectaculaire auquel nous pouvons seulement répondre et auquel nous devons répondre en prenant des mesures stratégiques”, a déclaré le président du directoire Joe Kaeser, lors de la publication des résultats.

La marge de l’activité industrielle a baissé à 11% contre 13,2% un an auparavant.

Le conglomérat a dit discuter avec les syndicats de la suppression de quelque 6.900 postes dans le cadre d’un programme de restructuration annoncé l’an passé et les négociations en Allemagne seront probablement terminées d’ici l’été, a dit Joe Kaeser à des analystes.

LÂCHER DU LEST

Son concurrent américain General Electric, qui cherche à se recentrer sur trois pôles (électricité, santé et aéronautique) et à céder pour 20 milliards de dollars d’actifs, a publié une marge industrielle de 11,2% sur le trimestre à fin décembre.

Les deux conglomérats lâchent du lest mais GE plus rapidement que Siemens.

Sous la houlette de Joe Kaeser, le groupe a scindé sa division éoliennes dans un coentreprise et va procéder de même pour sa filiale de trains et de signalisation.

Siemens prévoit également d’introduire en Bourse Healthineers, sa division d’équipements médicaux, au premier semestre, bien que les analystes de Barclays aient relevé mercredi que sa croissance avait été inférieure à celle de ses concurrentes.

Cette réorganisation a rendu les investisseurs plus confiants. Le titre a pris plus de 5% depuis le début de l’année, surperformant l’indice des valeurs européennes Stoxx 50, qui affiche un gain de 1,4% sur la même période.

L’action prend 0,78% à 122,12 euros à la Bourse de Francfort vers 11h15 GMT, parmi les plus fortes hausse du DAX qui avance de 0,2%.

Le chiffre d’affaires a progressé de 3% à 19,82 milliards d’euros et les nouvelles commandes ont bondi de 14% à 22,48 milliards d’euros. Les analystes attendaient en moyenne un CA de 19,87 milliards d’euros et des nouvelles commandes de 20,81 milliards.

Le groupe allemand a parallèlement annoncé une plus-value de 437 millions d’euros au premier trimestre liée à la réforme fiscale récemment adoptée aux Etats-Unis.

Il anticipe un taux d’imposition dans le bas de la fourchette comprise entre 27 et 33% pour l’exercice fiscal 2018.

Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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