January 29, 2018 / 11:46 AM / 8 months ago

Les Bourses freinées par la hausse des taux

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes évoluent en ordre dispersé avec des variations modestes lundi à mi-séance, ralenties par la hausse des rendements des emprunts d’Etat, et Wall Street est attendue en léger repli à l’ouverture sur fond de craintes de resserrement de leurs politiques monétaires par les grandes banques centrales.

Les principales Bourses européennes évoluent en ordre dispersé avec des variations modestes lundi à mi-séance, ralenties par la hausse des rendements des emprunts d'Etat, et Wall Street est attendue en léger repli à l'ouverture sur fond de craintes de resserrement de leurs politiques monétaires par les grandes banques centrales. À Paris, le CAC 40 gagne 0,03% à 12h35 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,07% tandis qu'à Londres, le FTSE gagne 0,22%, favorisé par un repli de la livre sterling. /Photo prise le 3 janvier 2018/REUTERS/Simon Dawson

À Paris, le CAC 40 gagne 0,03% à 5.531,05 points à 12h35 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,07% tandis qu’à Londres, le FTSE gagne 0,22%, favorisé par un repli de la livre sterling.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 perd 0,12%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro 0,07% et le Stoxx 600 0,12%.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse modérée pour la première séance d’une semaine qui sera marquée notamment par une avalanche de publications de résultats et par la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine.

Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans a brièvement atteint 2,718%, son plus haut niveau depuis avril 2014, tandis que le deux ans touchait, à 2,161%, son plus haut niveau depuis 2008.

En Europe, le dix ans allemand a brièvement dépassé 0,67% pour la première fois depuis fin 2015 et le cinq ans est repassé en territoire positif en début de séance pour la première fois depuis 2015. Le dix ans français, à 0,965%, est quant à lui au plus haut depuis juillet.

L’EURO RECULE, LA LIVRE AUSSI

Les rendements sont stimulés entre autres par l’annonce, vendredi, d’une croissance de 2,6% en rythme annualisé de l’économie américaine sur les trois derniers mois de 2017, par des signaux venus de la Banque du Japon sur l’évolution favorable de l’inflation dans l’archipel et par les dernières déclarations de responsables de la Banque centrale européenne (BCE).

Le président de la banque centrale néerlandaise, Klaas Knot, a ainsi plaidé dimanche pour un arrêt aussi rapide que possible des achats d’actifs (QE) de la BCE, prévus pour l’instant jusqu’à la fin du mois de septembre.

Dans ce contexte, l’euro, dont la vigueur contrarie la volonté de resserrement de la BCE, recule un peu face au billet vert, repassant sous 1,24 dollar.

La livre sterling cède pour sa part du terrain face au dollar et, dans une moindre mesure, face à l’euro avant la réunion à Bruxelles des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne sur le cadre des négociations à venir sur la “période de transition” appelée à suivre le Brexit après mars 2019.

SANOFI RACHÈTE ABLYNX, QUI S’ENVOLE

Aux valeurs en Europe, le spécialiste des capteurs électroniques AMS, basé en Autriche mais coté sur le marché suisse, bondit de 18,18% après l’annonce d’un quasi-doublement de son chiffre d’affaires l’an dernier et d’un important relèvement de sa prévision de croissance des revenus d’ici 2019.

Dans le même secteur, le franco-italien STMicroelectronics prend 3,23% - de loin la plus forte hausse du CAC - l’allemand Dialog Semiconductor 2,89% et le français Soitec 3,66%.

L’indice Stoxx de la technologie prend 0,79% mais la meilleure performance sectorielle revient au compartiment des matières premières (+0,95%), qui profite de la faiblesse du dollar, favorable entre autres à la hausse des cours des métaux de base.

Dans l’actualité des fusions-acquisitions, Sanofi recule de 0,59% après l’annonce d’une offre d’achat amicale de 3,9 milliards d’euros sur le groupe biopharmaceutique belge Ablynx, qui s’envole de 19,56%.

Les cours du pétrole reculent, pénalisés par la hausse de la production nord-américaine. Le Brent repassant 70 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) sous 66 dollars.

édité par Marc Angrand

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