January 7, 2018 / 1:52 PM / 7 months ago

Weidmann (BCE) voudrait une date précise pour la fin du QE

BARCELONE (Reuters) - La Banque centrale européenne devrait fixer une date pour la fin de son programme de rachats d’actifs, déclare Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, dans un entretien publié dimanche par le journal espagnol El Mundo.

La Banque centrale européenne devrait fixer une date pour la fin de son programme de rachats d'actifs, déclare Jens Weidmann (photo), le président de la Bundesbank, dans un entretien publié dimanche par le journal espagnol El Mundo. /Photo d'archives/REUTERS/Axel Schmidt

Weidmann, présenté comme un candidat potentiel à la succession du président de la BCE Mario Draghi à la fin de son mandat en octobre 2019, est un détracteur de longue date du programme d’assouplissement quantitatif (quantitative easing, QE) mis en place par la BCE pour stimuler l’activité et raviver l’inflation.

“Les perspectives pour l’évolution des prix correspondent au retour de l’inflation à un niveau suffisant pour maintenir la stabilité des prix. Pour cette raison, à mon sens, il serait justifié de fixer un terme clair pour les rachats d’actifs obligataires en arrêtant une date concrète”, explique-t-il dans l’interview à El Mundo.

La BCE s’est engagée à acheter des obligations au moins jusqu’en septembre. La croissance de la zone euro actuellement à son plus haut depuis 10 ans et l’inflation revenue au-dessus de 1% donnent à penser que le QE sera rapidement remisé après cette date.

Jens Weidmann a par ailleurs appelé les banques à réduire leurs créances douteuses, notant que cette difficulté freinait la mise en place du mécanisme européen de garantie des dépôts bancaires appelé Edis (European deposit insurance scheme).

L’Edis “pourrait aider à renforcer la sécurité financière dans la zone euro. Ce serait sans aucun doute une bonne chose. Le problème, cependant, est que beaucoup de banques ont d’importants montants de créances douteuses”, déplore-t-il.

La création de cette garantie pour les dépôts bancaires est souhaitée par la BCE mais se heurte à la réticence de l’Allemagne, qui craint de devoir payer la note pour les banques d’autres pays, italiennes notamment, lestées de créances irrécouvrables.

Interrogé sur le renouvellement de la direction de la BCE, le président de la Bundesbank assure que la nationalité des candidats ne doit pas entrer en compte, rejetant ainsi les réserves de l’ancien président du Conseil italien Enrico Letta, qui disait l’an dernier ne pas vouloir qu’un Allemand succède à Maria Draghi.

Le ministre espagnol de l’Economie, Luis de Guindos, a récemment suggéré que la vice-présidence de la BCE, actuellement occupée par le Portugais Vitor Constâncio dont le mandat s’achève le 1er mai, irait à un candidat espagnol.

L’Espagne n’a plus eu de représentant au directoire de la BCE depuis le départ en 2012 de Jose Manuel Gonzalez Paramo. Luis De Guindos de son côté est considéré à Bruxelles comme l’un des principaux candidats pour la présidence de l’Eurogroupe, instance qui réunit les ministres des Finances de la zone euro.

Sam Edwards, Véronique Tison pour le service français

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below