December 21, 2017 / 2:03 PM / 9 months ago

La croissance du PIB trimestriel américain légèrement abaissée à 3,2%

WASHINGTON (Reuters) - Le rythme de croissance de l’économie américaine a atteint un plus haut de plus de deux ans au troisième trimestre, soutenu par les dépenses des entreprises, et la réforme fiscale adoptée par le Congrès cette semaine pourrait lui permettre d’accélérer encore un peu l’année prochaine.

Le rythme de croissance de l'économie américaine a atteint un plus haut de plus de deux ans au troisième trimestre, soutenu par les dépenses des entreprises, et la réforme fiscale adoptée par le Congrès cette semaine pourrait lui permettre d'accélérer encore un peu l'année prochaine. /Photo prise le 10 septembre 2017/REUTERS/Brian Snyder

Le Produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 3,2% en rythme annuel sur la période juillet-septembre, le rythme le plus soutenu depuis le premier trimestre 2015, montre la troisième estimation publiée jeudi par le département du Commerce.

La croissance avait été estimée à 3,3% lors de la deuxième estimation publiée le mois dernier. Elle était ressortie à 3,1% au deuxième trimestre.

L’économie américaine enregistre ainsi un deuxième trimestre consécutif de croissance supérieure à 3%, pour la première fois depuis 2014.

Le produit national brut (PNB), une autre mesure de l’activité économique, n’a progressé que de 2,0% en rythme annuel contre une estimation de 2,5% précédemment.

Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient en moyenne à une estimation inchangée de la croissance du troisième trimestre, à 3,3%.

La réforme de la fiscalité voulue par Donald Trump a été définitivement adoptée mercredi aux Etats-Unis après un dernier vote de la majorité républicaine à la Chambre des représentants, offrant au président américain son premier succès législatif majeur depuis son arrivée à la Maison blanche.

Cette réforme, qui prévoit 1.500 milliards de dollars (1.300 milliards d’euros) d’allégements fiscaux pour les particuliers et les entreprises, est la plus importante votée aux Etats-Unis depuis la refonte du code des impôts sous la présidence de Ronald Reagan en 1986.

Selon des économistes, la réduction du taux de l’impôt sur les sociétés, ramené de 35% à 21%, n’aura qu’un impact modeste sur la relance d’une économie américaine en situation de plein emploi, ce qui accroît le risque d’une surchauffe.

“A long terme, les réductions d’impôt bénéficieront peu à l’économie mais augmenteront considérablement les déficits et l’endettement publics”, estime Mark Zandi, chef économiste chez Moody’s Analytics.

Les emprunts du Trésor américain, déjà à des niveaux élévés, sont restés inchangés, tandis que le dollar s’est apprécié face au yen et à l’euro. Wall Street était elle en légère hausse dans les tous premiers échanges, les trois grands indices réalisant des gains autour de 0,2%.

INVESTISSEMENT ROBUSTE DES ENTREPRISES

Outre l’investissement des entreprises, la croissance sur la période a été portée par une hausse des stocks et un rebond de l’investissement public.

La croissance de l’investissement des entreprises dans les équipements a été révisée en hausse à 10,8%, son rythme le plus élevé en trois ans, contre une précédente estimation de 10,4%.

Les entreprises ont accumulé les stocks au rythme de 38,5 milliards de dollars au troisième trimestre, au lieu des 39,0 milliards de dollars annoncés précédemment. L’investissement dans les stocks a contribué à hauteur de 0,79 point de pourcentage à la croissance du PIB au troisième trimestre et non 0,80 point comme estimé initialement.

La croissance des dépenses de consommation, qui représentent plus des deux tiers de l’économie américaine, a été révisée en baisse d’un dixième de point de pourcentage à un taux de 2,2% au troisième trimestre. Au deuxième trimestre, elles avaient progressé de 3,3%.

La statistique des ventes au détail suggère que les dépenses de consommation ont accéléré en octobre et en novembre, grâce aux revalorisations salariale et à l’épargne constituée par les ménages.

Le gouvernement a par ailleurs indiqué que les bénéfices nets des sociétés avaient bondi de 5,7% au troisième trimestre, au lieu de 5,8% comme annoncé précédemment. Au deuxième trimestre, la hausse n’avait été que 0,1%.

Les bénéfices non distribués quant à eux ont bondi de 13,9% après avoir affiché un repli pendant deux trimestres consécutifs, ce qui suggère que les entreprises anticipent d’importantes réductions d’impôt.

Lucia Mukitani,; Marc Joanny et Claude Chendjou pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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