December 20, 2017 / 5:17 PM / a year ago

La réforme fiscale américaine dope les rendements, repli des actions

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont fini en net repli mercredi, pénalisées par la remontée marquée de l’euro après l’adoption quasi définitive du projet de réforme fiscale de l’administration Trump par le Congrès américain, qui fait baisser le dollar et favorise la hausse des rendements obligataires.

Les Bourses européennes ont fini en net repli mercredi. Le CAC 40 a terminé en baisse de 0,56% et le Dax a reculé de 1,11%. La Bourse de Londres a limité son repli à 0,25%. /Photo prise le 20 décembre 2017/REUTERS

À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 0,56% (30,14 points) à 5.352,77 points et à Francfort, le Dax a reculé de 1,11%. L’indice EuroStoxx 50 a cédé 0,83%, le FTSEurofirst 300 0,73% et le Stoxx 600 0,68%.

Epargnée par l’impact de l’appréciation de l’euro, la Bourse de Londres a limité son repli à 0,25%.

A Madrid, l’indice Ibex n’a quant à lui cédé que 0,26% à la veille des élections régionales en Catalogne, dont l’issue est incertaine mais dont les retombées du point de vue du risque politique sont pour l’instant jugées limitées.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street évoluait sur une note hésitante, le Dow Jones oscillant autour de sa clôture de la veille tandis que le Nasdaq Composite cédait près de 0,2%.

Le dollar, lui, perd 0,17% face à un panier de devises de référence et l’euro se traite à 1,1879 dollar, en hausse de 0,35% face au billet vert, après un pic à 1,1901 selon les données Thomson Reuters, au plus haut depuis le début du mois.

Mais le fait marquant du jour pour les marchés est la remontée des rendements des emprunts d’Etat: le dix ans américain a frôlé la barre de 2,5%, sous laquelle il évolue depuis mars, et son équivalent allemand a touché un plus haut à 0,425%, en hausse de cinq points de base sur la journée.

A l’origine de la faiblesse du dollar comme de l’envolée des rendements obligataires se trouve le même facteur: la réforme fiscale américaine. Si la Chambre des représentants doit revoter sur le texte pour des raisons purement procédurales, il est considéré comme pratiquement adopté et Donald Trump pourrait le promulguer dans les prochains jours, enregistrant ainsi le premier grand succès politique de son mandat.

La fin imminente de ce feuilleton favorise un mouvement classique de prises de bénéfice et de débouclage de positions, d’autant plus marqué qu’il intervient à moins d’une semaine de Noël.

De plus, si la réforme est perçue comme un facteur de soutien aux bénéfices des sociétés cotées, elle devrait aussi plomber les finances publiques américaines et favoriser la hausse des prix.

“La réforme de l’impôt sur les sociétés était peut-être nécessaire mais elle à un coût: un creusement du déficit budgétaire américain”, souligne ainsi CIBC dans une note. “Si on ajoute la ligne dure de l’administration (Trump) en matière de commerce international, nous ne serions pas surpris d’assister à une hausse des tarifs douaniers et à une montée de l’inflation.”

ILIAD FINIT DANS LE VERT APRÈS UN DÉBUT DE SÉANCE DIFFICILE

Sur les marchés actions, la baisse a touché la quasi-totalité des secteurs à l’exception de ceux des ressources de base (+0,90%) et de l’énergie (+0,13%). Ce dernier a profité de la remontée des cours du pétrole après l’annonce d’une diminution des réserves de brut aux Etats-Unis la semaine dernière.

Parmi les secteurs privés d’une partie de leur attrait par la remontée des rendements obligataires, l’immobilier a abandonné 0,98%, l’assurance 0,98% et les télécoms 0,86%.

La plus forte baisse du Stoxx 600 revient une nouvelle fois au distributeur Steinhoff (-34,99%), dont l’action vaut désormais autour de 0,30 euro, ce qui tend à donner des variations en pourcentage spectaculaires.

A la hausse, le laboratoire pharmaceutique allemand Stada a pris 8,36% après un accord avec son actionnaire majoritaire perçu comme favorable à l’augmentation des distributions aux actionnaires.

Aux fusions-acquisitions, Iliad, après avoir passé une partie de la séance dans le rouge, a terminé sur un gain de 0,2% à la suite de l’annonce d’une prise de participation dans Eir, l’opérateur historique irlandais.

Edité par Juliette Rouillon

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