December 19, 2017 / 9:25 PM / a year ago

Wall Street termine en repli après le vote de la Chambre

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a reculé mardi en clôture après l’adoption largement anticipée du projet de réforme fiscale de Donald Trump par la Chambre des représentants, dans la crainte de son impact sur la politique monétaire et l’évolution des taux d’intérêt.

La Bourse de New York a légèrement reculé mardi en clôture à la suite de l'adoption très attendue; à la Chambre des représentants, de la réforme fiscale voulue par Donald Trump. L'indice Dow Jones a cédé 0,15%. /Photo prise le 4 décembre 2017/REUTERS/Lucas Jackson

Le texte à été adopté à 227 voix contre 203 à la Chambre. Douze représentants républicains ont voté contre, ainsi que 191 des 193 élus démocrates, dont deux ne se sont pas exprimés. Le porjet de réforme doit désormais être voté par le Sénat, ce qui devrait avoir lieu dans la nuit.

L’indice Dow Jones a cédé 37,45 points en clôture, soit 0,15%, à 24.754,75. Le S&P-500, plus large, a perdu 8,69 points, soit 0,32%, à 2.681,47. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 39,91 points (-0,44%) à 6.963,85 points.

“(Ce vote) était déjà pris en compte par les marchés. Ils l’attendaient depuis longtemps. Nous sommes à quelques jours de Noël, ce qui fait de l’activité est relativement faible”, note Omair Sharif, économiste de la Société générale à New York.

“Il n’y a pas grand-chose à lire dans la réaction des marchés. La question est de savoir si au second semestre de 2018 (la réforme) poussera effectivement la croissance au-delà des 3% de façon tant soit peu durable, en dopant l’investissement et la consommation. C’est un succès plus politique qu’économique.”

La promesse d’une réforme fiscale aura été en 2017 l’un des principaux moteurs de la progression de Wall Street, dont l’indice S&P 500 a pris 20,18% à la clôture de lundi.

Cette réforme prévoit un taux d’imposition sur les bénéfices de 21% pour les sociétés, contre 35% actuellement, et un taux maximal de 37% pour les particuliers au lieu de 39,6%.

Elle devrait ajouter 1.500 milliards de dollars (près de 1.300 euros) sur dix ans au déficit budgétaire des Etats-Unis, déjà estimé à 20.000 milliards sur la même période.

Le dollar de son côté a progressé face à la plupart des devises grâce à un bon indicateur sur le marché du logement, mais ses gains ont été limités par les doutes concernant l’impact positif de la réforme fiscale sur l’économie.

En revanche, les rendements des obligations du Trésor américain ont atteint un pic de sept ans à la suite du vote de la Chambre, qui annonce une mise en oeuvre rapide de la plus profonde refonte de la fiscalité américaine en plus de 30 ans.

Le mouvement de ventes des obligations souveraines américaines est aussi le résultat de prises de profits après une tendance à l’aplatissement de la courbe des taux depuis deux jours et de la perspective d’une augmentation du déficit public.

Apple a cédé 1,07%. Investec a ramené son conseil d’”acheter” à “neutre” sur le titre, et son objectif de cours de 185 à 175 dollars. Il juge que l’équilibre de l’offre et de la demande sur le marché de l’iPhone X laisse peu de marge pour un relèvement des prévisions de ventes du prochain trimestre.

L’indice sectoriel S&P 500 des valeurs technologiques a perdu 0,53%, plus gros poids sur les grands indices.

Wal-Mart en revanche a gagné 0,92% à la suite du relèvement de la recommandation de Citigroup sur l’action, passé à l’achat sur le numéro un mondial de la grande distribution.

April Joyner et Sruthi Shankar, Juliette Rouillon pour le service français

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