December 19, 2017 / 12:50 PM / in 2 months

Quatre offres de reprise pour Ascometal

STRASBOURG (Reuters) - Quatre groupes industriels ont déposé une offre de reprise du sidérurgiste français Asco Industries, plus connu sous sa marque Ascometal, qui emploie 1.350 salariés et a été placé en redressement judiciaire, a-t-on appris mardi de source syndicale.

Il s’agit du groupe britannique Liberty House, qui serait le seul à proposer une reprise globale du spécialiste des aciers longs, du Suisse Schmolz + Bickenbach, de l’Espagnol Sidenor et d’un quatrième acteur qui n’avait déposé qu’une lettre d’intention avant la date limite fixée à lundi.

Selon l’édition de mardi du journal Le Monde, il s’agirait de l’Italien Beltrame.

Une source proche du dossier a confirmé à Reuters la réception de plusieurs offres dont une globale qui aurait les faveurs de l’entreprise. Ascometal dispose de cinq sites industriels, notamment en Lorraine, à Dunkerque et Fos-sur-Mer.

Les syndicats se disent également favorables à une solution préservant l’ensemble du groupe, tout en émettant des réserves.

“Il faut voir à quelles conditions se ferait la reprise et quelles sont les clauses suspensives”, a dit à Reuters Yann Amadoro, délégué CGT.

“On privilégie une reprise globale mais ce n’est pas forcément la meilleure offre. Il faut aussi un équilibre entre l’aspect industriel, social, les capitaux disponibles, le business plan et la capacité du repreneur à rebondir”, estime pour sa part Jean Wendenbaum, de la CFE-CGC.

Schmolz + Bickenbach a précisé, dans un communiqué, que son offre envisageait “la reprise de la majorité des sites d’Asco Industries, de sauvegarder la majorité des emplois sur ces sites et de créer de nouveaux emplois au sein d’Ugitech”, sa plus grande filiale française située à Ugine en Savoie.

Le groupe suisse annonce encore un engagement financier total de 135 millions d’euros dont 64 millions d’investissements dans l’outil de production.

Les offres devraient être présentées aux représentants du personnel lors d’un comité central d’entreprise vendredi à Paris et une audience intermédiaire est prévue le 10 janvier à la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg.

Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse

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