December 19, 2017 / 9:34 AM / a year ago

Pause en Europe dans l'attente des votes sur la réforme fiscale US

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes évoluent en ordre dispersé et sans tendance claire mardi dans la matinée, le marché marquant une pause après avoir salué les avancées dans le projet de réforme fiscale aux Etats-Unis qui ont porté Wall Street à des records.

Les principales Bourses européennes évoluent en ordre dispersé et sans tendance claire mardi dans la matinée. À Paris, l'indice CAC 40 se replie de 0,16% à 5.411,69 points vers 09h05 GMT. À Francfort, le Dax est quasiment inchangé (+0,02%) et à Londres, le FTSE progresse de 0,23%. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau

À Paris, l’indice CAC 40 se replie de 0,16% à 5.411,69 points vers 09h05 GMT. À Francfort, le Dax est quasiment inchangé (+0,02%) et à Londres, le FTSE progresse de 0,23%.

L’indice EuroStoxx 50 de la zone euro perd 0,05%, le FTSEurofirst 300 cède aussi 0,05% tandis que le Stoxx 600 grappille 0,07%.

L’adoption de la réforme fiscale voulue par le président Donald Trump par le Congrès des Etats-Unis semble assurée après l’annonce lundi du ralliement de deux sénateurs républicains encore indécis au projet.

La Chambre des représentants, où le parti de Donald Trump dispose d’une majorité confortable, sera la première à mettre le texte de compromis aux voix, mardi vers 13h30 (18h30 GMT), a-t-on appris de sources républicaines au Congrès.

Le Sénat pourrait également se prononcer dès mardi mais doit au préalable tenir dix heures de débat.

La perspective d’une promulgation de la réforme fiscale d’ici à la fin de l’année a porté la Bourse de New York à de nouveaux plus hauts et les indices actions européens sont revenus à leurs niveaux de début novembre, effaçant une bonne partie de la correction accusée le mois dernier.

L’EURO À PLUS DE 1,18 DOLLAR

Le projet de réforme fiscale prévoit entre autres de ramener le taux de l’impôt sur les sociétés de 35% à 21% et crée de nouvelles déductions pour les entreprises comme pour les particuliers, notamment dans le but d’inciter les multinationales à rapatrier les bénéfices réalisés hors des Etats-Unis.

Pour de nombreux observateurs, la mise en oeuvre de ces dispositions pourrait faciliter l’augmentation des dividendes et les rachats d’actions, donc soutenir les cours et les valorisations.

“La réforme fiscale américaine est conçue dans un esprit ‘America First’ et elle ne fera pas que des gagnants, notamment parmi les groupes étrangers qui ont une présence aux Etats-Unis”, prévient toutefois Tangi le Liboux, stratège chez Aurel BGC, qui se montre prudent sur la tendance actuelle des marchés d’actions européens.

Les gains sur le dollar liés à la perspective de cette réforme fiscale sont aussi limités, les cambistes s’interrogeant sur l’impact réel de la réforme fiscale sur la croissance économique et, partant, sur le rythme de hausse des taux de la Réserve fédérale.

L’indice dollar, qui mesure l’évolution du billet vert face à un panier de devises de référence, recule de 0,14%.

Parallèlement, l’euro monte de 0,25% et revient à plus de 1,18 dollar en dépit de la publication d’un indice Ifo du climat des affaires en Allemagne un peu moins bon qu’attendu.

La faiblesse du dollar profite par ailleurs à l’or dont le cours spot évolue en hausse de 0,25% à plus de 1.264 dollars l’once, à un plus haut depuis près de deux semaines.

TECHNICOLOR CHUTE APRÈS SON PROFIT WARNING

Aux valeurs en Europe, les dossiers récemment pénalisés en Bourse reprennent des couleurs, à l’instar du distributeur Steinhoff (+5,34%) et de la compagnie aérienne Ryanair (+3,76%).

Le groupe de services financiers Old Mutual grimpe de 4,03% après avoir annoncé la cession de son activité de gestion de fortune au Royaume-Uni au fonds TA Associates pour 600 millions de livres (681 millions d’euros).

A Paris, Technicolor (-3,09%) accuse le plus fort repli du SBF 120 après avoir abaissé ses objectifs pour 2017 en raison de la cession en cours de son activité de licences de brevets.

Sur le marché pétrolier, les cours du brut restent soutenus par la fermeture de l’important oléoduc de Forties et par les réductions de production menées par l’Opep, même si les signes d’une hausse de la production de pétrole de schiste aux Etats-Unis limite les gains.

édité par Patrick Vignal

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