December 8, 2017 / 2:50 PM / 9 months ago

USA: L'emploi reste dynamique, progression des salaires

NEW YORK (Reuters) - L’emploi a encore connu une croissance forte en novembre aux Etats-Unis et les salaires ont progressé, dépeignant une économie saine qui, de l’avis d’économistes, n’a pas besoin du coup de pouce fiscal que le président Donald Trump compte lui donner.

L'emploi a encore connu une croissance forte en novembre aux Etats-Unis et les salaires ont progressé, dépeignant une économie saine qui, de l'avis d'économistes, n'a pas besoin du coup de pouce fiscal que le président Donald Trump compte lui donner. /Photo d'archives/REUTERS/Brian Snyder

“Le marché du travail est en grande forme. Réduire les impôts, il faut le faire quand l’économie en a besoin, ce qui n’est pas le cas actuellement”, a dit Joel Naroff, économiste de Naroff Economic Advisors, soulignant les effets pervers de l’intrusion du politique dans l’économique.

Le nombre de créations d’emplois a été de 228.000 en novembre, le premier mois qui ne recense plus les répercussions des ouragans de septembre, a annoncé le département du Travail vendredi.

Le nombre de créations d’emplois d’octobre a été révisé à la baisse, à 244.000 contre 261.000.

Les économistes interrogés par Reuter anticipaient 200.000 créations d’emplois en novembre.

Le revenu horaire moyen a augmenté de cinq cents, soit de 0,2%, en novembre après une baisse de 0,1% le mois précédent, donnant une hausse annuelle des salaires de 2,5% contre 2,3% en octobre. La durée hebdomadaire du travail a été de 34,5 heures contre 34,4 heures en octobre.

Le taux de chômage est resté au plus bas de 17 ans de 4,1%.

Il a été créé 174.000 emplois par mois en moyenne cette année au lieu de 187.000 en 2016. Un tel ralentissement est normal lorsque l’économie se rapproche du plein emploi.

L’économie doit créer de 75.000 à 100.000 emplois par mois pour s’adapter à la croissance de la population en âge de travailler.

Les économistes pensent que le dynamisme du marché de l’emploi pourrait se traduire par des revalorisations salariales plus conséquentes l’an prochain et ceci, combiné à une baisse des impôts, pourrait accélérer le rythme de l’inflation.

La statistique de l’emploi aura sans doute peu d’impact sur les anticipations voulant que la Réserve fédérale augmentera les taux d’intérêt lors de sa réunion des 12 et 13 décembre. En revanche, elle pourrait servir à alimenter les débats de politique monétaire l’an prochain.

Wilfrid Exbrayat pour le service français

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