29 novembre 2017 / 15:08 / dans 16 jours

La croissance de l'économie américaine revue en hausse à 3,3% au 3e trimestre

WASHINGTON (Reuters) - La croissance de l‘économie américaine au troisième trimestre a été un peu plus forte qu‘estimé initialement, à son rythme le plus élevé depuis trois ans, la hausse des stocks et des dépenses d‘équipements des entreprises compensant la modération des dépenses des ménages.

La croissance de l'économie américaine au troisième trimestre a été un peu plus forte qu'estimé initialement, à son rythme le plus élevé depuis trois ans, la hausse des stocks et des dépenses d'équipements des entreprises compensant la modération des dépenses des ménages. /Photo d'archives/REUTERS/Rick Wilking

Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a progressé de 3,3% en rythme annualisé sur la période juillet-septembre, a annoncé mercredi le département du Commerce dans sa deuxième estimation. Il s‘agit du rythme le plus fort depuis le troisième trimestre 2014 et d‘une accélération par rapport au taux de 3,1% enregistré sur les trois mois précédents.

La première estimation de la croissance au troisième trimestre avait donné un rythme annualisé de 3,0%.

C‘est la première fois depuis 2014 que l‘économie américaine enregistre deux trimestres consécutifs de croissance au moins égale à 3%.

Le dynamisme de l‘économie américaine n‘est toutefois peut-être pas aussi fort car la constitution des stocks a contribué à hauteur de 0,8 point à la croissance au troisième trimestre, contre 0,73 point en première estimation.

Hors effets de stocks, l‘économie américaine a connu au troisième trimestre une croissance de 2,5% en rythme annualisé.

Les économistes interrogés par Reuters s‘attendaient à une croissance de 3,2% en deuxième estimation sur la période juillet-septembre.

Les rendements des Treasuries ont baissé après ces annonces, tandis que le dollar s‘est marginalement apprécié.

La reprise économique après la récession de 2007-2009 est entrée dans sa huitième année et montre peu de signes d‘essoufflement. L‘économie est portée par le resserrement du marché du travail, qui a démarré pendant le premier mandat de l‘ancien président Barack Obama et ne se dément pas depuis.

Les économistes estiment que les efforts de l‘administration Trump pour faire passer sa réforme fiscale et les baisses d‘impôts promises pendant la campagne électorale contribuent modestement à la croissance.

Donald Trump espère que les réductions d‘impôts permettront à l‘économie américaine d‘atteindre durablement une croissance de 3%.

LA CROISSANCE DES DÉPENSES DES MÉNAGES RALENTIT

Les entreprises américaines ont accumulé des stocks au rythme de 39 milliards de dollars (33 milliards d‘euros) au troisième trimestre, contre 35,8 milliards annoncés en première estimation. Cela suggère que la variation des stocks, que les entreprises pourraient chercher à écouler au quatrième trimestre, pourrait peser sur la croissance en fin d‘année.

Les chiffres publiés mardi ont montré une baisse des stocks des grossistes et des détaillants en octobre, ce qui a conduit les économistes à abaisser leurs prévisions de croissance pour le quatrième trimestre.

La croissance des dépenses des ménages, qui représentent plus des deux tiers de l‘économie américaine, a été revue en baisse à 2,3% au troisième trimestre, contre 2,4% annoncés précédemment. Elle s‘était élevée à 3,3% au deuxième trimestre.

Ce repli s‘explique probablement par l‘impact des ouragans Harvey et Irma qui ont dévasté le Texas et la Floride à la fin de l‘été.

Les dépenses des ménages ont également été affectées par la faible hausse des salaires, qui oblige les consommateurs à puiser dans leurs économies pour financer leurs achats.

Le taux d‘épargne a ainsi été révisé à la baisse à 3,3% au troisième trimestre, contre 3,4%.

Les dépenses d‘équipements des entreprises ont quant à elles progressé de 10,4%, leur rythme le plus élevé depuis trois ans, contre 8,6% en première estimation.

Les investissements immobiliers non résidentiels ont reculé de 6,8% au troisième trimestre (-5,2% en première estimation), leur plus net recul depuis le quatrième trimestre 2015.

Les investissements publics ont progressé de 0,4% sur cette période, alors qu‘ils avaient été annoncés en baisse de 0,1%.

Lucia Mutikani; Bertrand Boucey et Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français

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