November 29, 2017 / 10:08 AM / a year ago

La Bundesbank note un risque croissant dans l'économie allemande

FRANCFORT (Reuters) - L’économie allemande est confrontée à de nombreux risques - qui vont de ses prix immobiliers à la faiblesse de ses banques - mais après huit ans de croissance ininterrompue, il se peut que les investisseurs les ignorent, souligne la Bundesbank mercredi.

Le président de la Banque Fédérale d'Allemagne, Jens Weidmann. L'économie allemande est confrontée à de nombreux risques - qui vont de ses prix immobiliers à la faiblesse de ses banques - mais après huit ans de croissance ininterrompue, il se peut que les investisseurs les ignorent, souligne la Bundesbank mercredi. /Photo d'archives/REUTERS/Kai Pfaffenbach

La plus grande économie de la zone euro a été le moteur de la reprise de la croissance dans le bloc, et les indicateurs annoncent une expansion encore plus généralisée, portée par une politique monétaire ultra-accommodante.

“Le danger serait que les taux d’intérêt bas et les conditions économiques favorables en Allemagne puissent inciter les participants de marché à sous-estimer les risques”, écrit la banque centrale dans son dernier rapport sur la stabilité.

“Les risques ont augmenté, notamment, pendant la période prolongée de faiblesse des taux d’intérêt — les valorisations d’un grand nombre d’investissements sont très élevés, et la part des investissements à faibles rendements dans les bilans des banques et des assureurs ont augmenté de manière régulière.”

Le secteur bancaire reste solide et capable de faire face aux risques, mais la faiblesse des taux menace la rentabilité des banques à long terme, ce qui pourrait les inciter à prendre davantage de risques, en quête de meilleurs rendements, dit la Bundesbank.

Les prix immobiliers sont peut-être survalorisés de 15% à 30%, et bien que les risques attachés au crédit immobilier semblent encore limités, un retournement du marché résidentiel pourrait avoir un impact “énorme” sur les banques, poursuit-elle.

Les banques allemandes figurent parmi les moins rentables en Europe, avec un rendement des actifs parmi les plus bas et un ratio coût/bénéfice de 74,9%, le plus élevé de la zone euro.

“Ce faible niveau de rentabilité pourrait renforcer les incitations à prendre plus de risques afin de générer des rendements plus élevés”, souligne la banque, notant que la période prolongée de taux bas continuera à peser sur les petites et moyennes banques et sur les assureurs-vie notamment.

Balazs Koranyi, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Véronique Tison

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