28 novembre 2017 / 08:06 / dans 14 jours

Shell revient à un dividende plein après 3 ans d'austérité

LONDRES (Reuters) - Royal Dutch Shell a annoncé mardi la fin du paiement optionnel de son dividende en actions et a relevé ses prévisions de génération de trésorerie, la compagnie anglo-néerlandaise tournant ainsi la page de trois années d‘austérité suite à la chute des cours du pétrole.

Royal Dutch Shell a annoncé mardi la fin du paiement optionnel de son dividende en actions et a relevé ses prévisions de génération de trésorerie, la compagnie anglo-néerlandaise tournant ainsi la page de trois années d'austérité suite à la chute des cours du pétrole. /Photo d'archives/REUTERS/Toby Melville

Ces annonces font grimper le titre, qui prend 2,80% à 2.427 pence vers 10h00 GMT à la Bourse de Londres, la meilleure performance de l‘indice FTSE-100 qui avance de 0,49% à ce stade.

Le programme de “scrip dividend”, institué début 2015 et qui laissait aux actionnaires le choix d‘être rémunérés en actions ou en espèces, prendra fin au quatrième trimestre, a indiqué Shell dans un communiqué publié avant une journée investisseurs.

Avec un endettement moindre, des cessions d‘actifs et un prix du baril de pétrole au-dessus des 60 dollars, la pression s‘est accentuée pour que le groupe renonce à son “scrip dividend” et lance un programme de rachat d‘actions.

Sur les 12 mois à fin septembre, Shell a versé 15 milliards de dollars (12,6 milliards d‘euros) en dividendes, dont un quart en “scrip”.

Dans son point sur la stratégie, le groupe confirme vouloir procéder à un rachat d‘actions à hauteur de 25 milliards de dollars entre 2017 et 2020 afin de compenser l‘effet dilutif du “scrip dividend” et de l‘acquisition de BG Group pour 54 milliards de dollars. Il n‘a pas communiqué de calendrier précis pour cette opération.

Le géant pétrolier a par ailleurs porté sa prévision de cash flow libre de 25 à 30 milliards de dollars (25 milliards d‘euros) à l‘horizon de 2020, dans l‘hypothèse d‘un baril de brut à 60 dollars.

Au cours des deux dernières années, Shell a nettement augmenté ses revenus d‘exploitation grâce à des réductions drastiques de coûts, des milliers de suppressions de postes et des cessions d‘actifs.

Le groupe a adapté ses activités au cours des cinq derniers trimestres pour réaliser des profits avec un baril à 50 dollars, générant suffisamment de trésorerie pour assurer le paiement de son dividende.

“Nous avons également effectué des progrès considérables dans notre programme de désinvestissements, ce qui nous a permis de réduire notre endettement net sur la période”, a déclaré le directeur général, Ben van Beurden, dans le communiqué.

Shell a ajouté que son objectif consistant à réaliser pour 30 milliards de dollars de cessions d‘actifs d‘ici 2018 était en passe d‘être achevé un an avant l‘objectif fixé, avec 23 milliards de dollars de cessions déjà réalisées, deux milliards annoncées et cinq autres milliards à un stade avancé de progrès.

La compagnie continuera à procéder à ces ventes à hauteur de cinq milliards par an lorsque l‘objectif sera atteint jusqu‘en 2020 au moins, a ajouté Shell.

Avec ces cessions et les réductions de coûts pratiquées, Shell a précisé que son objectif de réduire son ratio dette sur capitaux propres à 20% était “en vue”. Il s‘établissait à 25,4% à la fin septembre.

Shell a maintenu sa prévision annuelle d‘investissements comprise entre 25 et 30 milliards jusqu‘à la fin de la décennie.

Véronique Tison et Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français

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