13 novembre 2017 / 12:20 / il y a un mois

Les Bourses européennes plient encore, le sterling recule

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes évoluent à nouveau en territoire négatif lundi à mi-séance, Londres résistant néanmoins à la faveur du net repli de la livre sterling dans un climat de fronde au sein du Parti conservateur britannique de la Première ministre Theresa May.

Les principales Bourses européennes évoluent à nouveau en territoire négatif lundi à mi-séance. Le CAC 40 perd 0,44% à 11h55 GMT tandis qu'à Francfort, le Dax cède 0,47%. La Bourse de Londres résiste à cette tendance baissière et évolue pour sa part sur une note stable. /Photo d'archives/REUTERS

Wall Street est également attendue en repli pour une séance sans indicateur majeur à l‘agenda et alors que s‘achève la saison des résultats des entreprises au troisième trimestre.

Les places financières restent sur une semaine de repli avec deux sujets de préoccupation majeurs pour les investisseurs : le projet de réforme fiscale aux Etats-Unis et l‘inflation dans les grands pays développés.

À Paris, le CAC 40 perd 0,44% à 5.357,27 points à 11h55 GMT tandis qu‘à Francfort, le Dax cède 0,47%. L‘indice paneuropéen FTSEurofirst 300 est en baisse de 0,34%, l‘EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,34% et le Stoxx 600 de 0,45%.

La Bourse de Londres résiste à cette tendance baissière et évolue pour sa part sur une note stable, grâce au repli de la livre sterling, qui favorise les grandes valeurs tournées vers l‘export.

Le sterling perd 0,7% face au dollar et un peu moins face à l‘euro après un article du Sunday Times selon lequel 40 députés du Parti conservateur seraient prêts à défier l‘autorité de Theresa May et à lancer un processus qui pourrait l‘écarter du pouvoir.

Si ce chiffre est véridique, il ne manquera que la signature de huit autres députés pour déclencher un vote interne au Parti tory et provoquer peut-être la mise en minorité de la Première ministre.

Les contrats à terme sur les indices de Wall Street signalent une ouverture en baisse de 0,1% à 0,2% en plein débat sur le projet de réforme fiscale de l‘administration Trump.

La Chambre des représentants a prévu de se prononcer dans les prochains jours sur une version du projet mais rien n‘indique pour l‘instant que ses membres républicains sont disposés à trouver un compromis avec les sénateurs de leur camp pour combler leurs divergences.

EDF PLONGE

Si l‘agenda du jour est très mince, la suite de la semaine s‘annonce plus animée avec entre autres la publication des chiffres mensuels des prix à la consommation aux Etats-Unis, dans la zone euro et au Royaume-Uni, qui pourraient apporter de nouveaux éléments au débat sur le resserrement progressif des politiques monétaires.

Le marché suivra également le débat prévu mardi à Francfort entre les présidents de la Banque centrale européenne (BCE), de la Réserve fédérale américaine, de la Banque d‘Angleterre et de la Banque du Japon sur la communication des banques centrales.

Aux valeurs en Europe, EDF chute de 12,52%, la plus forte baisse du Stoxx 600, après avoir ajusté ses objectifs 2018 pour tenir compte de certaines évolutions défavorables, parmi lesquelles une moindre disponibilité de son parc nucléaire, le groupe n‘étant plus en mesure de garantir qu‘il dégagera un flux de trésorerie (cash flow) positif l‘année prochaine.

Parmi les plus fortes baisses du CAC, Carrefour abandonne 1,28%, les investisseurs s‘inquiétant d‘un report de la présentation du plan stratégique du géant de la distribution. Selon BFM Business, le nouveau PDG, Alexandre Bompard, ne présentera pas son plan avant le mois de janvier alors qu‘il avait promis, en août, de le dévoiler avant la fin de 2017. Un porte-parole de Carrefour a précisé à Reuters que la date du plan de relance sera connue “dans les tous prochains jours”.

A Londres, AstraZeneca et Unilever prennent respectivement 1,95% et 1,14%, favorisés tous deux par le repli du sterling.

Le dollar, lui, regagne un peu du terrain face aux autres grandes devises (+0,10%) et l‘euro revient autour de 1,1650 dollar.

Le marché pétrolier est toujours hésitant, tiraillé entre les signes de tension au Moyen-Orient et l‘annonce d‘une hausse du nombre de puits en activité aux Etats-Unis, qui pourrait préfigurer une augmentation des pompages.

On ignore encore si le violent séisme qui a touché la frontière irako-iranienne, faisant au moins 328 morts, a endommagé les installations pétrolières de la région.

édité par Blandine Hénault

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