9 novembre 2017 / 17:48 / dans un mois

Une cession de la part de l'Etat dans Orange pas d'actualité, selon Richard

LAVAL (Mayenne) (Reuters) - Un désengagement de l‘Etat français dans Orange, dont il est le premier actionnaire avec 23% du capital, ne semble pas d‘actualité à ce stade, a déclaré jeudi le PDG de l‘opérateur télécoms Stéphane Richard.

Un désengagement de l'Etat français dans Orange, dont il est le premier actionnaire avec 23% du capital, ne semble pas d'actualité à ce stade, a déclaré jeudi le PDG de l'opérateur télécoms Stéphane Richard (photo). /Photo prise le 9 novembre 2017/REUTERS/Stéphane Mahé

Le gouvernement a annoncé cet été sa volonté de céder pour 10 milliards d‘euros d‘actifs détenus dans des entreprises françaises afin de financer un fonds dédié à l‘innovation.

L‘Etat a revendu au début du mois les 4,73% du capital du groupe automobile Renault qu‘il avait acquis en 2015 après avoir déjà cédé en septembre 4,5% du producteur et fournisseur de gaz et d‘électricité Engie pour 1,53 milliard d‘euros.

Orange fait partie des autres candidats potentiels aux côtés d‘Aéroports de Paris (ADP), de la Française des Jeux (FDJ) ou encore de Safran.

“Pour la question de l‘actionnariat futur du groupe, tout dépendra du calendrier et des modalités d‘une éventuelle sortie de l’État, que je ne souhaite pas particulièrement”, a déclaré à Reuters Stéphane Richard en marge d‘un déplacement à Laval en Mayenne.

“Je ne crois pas qu‘elle soit vraiment à l‘ordre du jour aujourd‘hui”, a-t-il ajouté.

Pendant la campagne pour l‘élection présidentielle, Emmanuel Macron s‘était dit prêt dans un entretien au site ElectronLibre à faire évoluer la participation publique au capital d‘Orange tout en soulignant que la présence de l‘Etat stabilisait l‘actionnariat de l‘opérateur historique.

Les télécoms ne sont pas cités au nombre des secteurs jugés souverains par la puissance publique à la différence de l‘énergie nucléaire, la défense et les mines.

Jusqu‘à présent, l‘Etat s‘est toutefois montré déterminé à maintenir une part importante dans Orange qui joue un rôle majeur dans le déploiement du très haut débit sur le territoire et possède des actifs stratégiques comme les câbles sous-marins.

“Je n‘imagine pas que l’État pourrait sortir d‘un seul coup et brutalement du capital de l‘entreprise”, a estimé Stéphane Richard.

“On peut parfaitement gérer aujourd‘hui un désengagement progressif de l’État, sans que la question d‘un actionnaire de substitution ne se pose”.

Guillaume Frouin, avec Gwénaëlle Barzic, édité par Jean-Michel Bélot

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