9 novembre 2017 / 13:23 / dans un mois

Arnaud Lagardère prêt à revisiter le périmètre de son groupe

PARIS (Reuters) - Arnaud Lagardère, gérant commandité du groupe qui porte son nom, s‘est montré ouvert jeudi à une nouvelle revue du portefeuille de ses actifs pour améliorer la génération de trésorerie.

Arnaud Lagardère, gérant commandité du groupe qui porte son nom, s'est montré ouvert jeudi à une nouvelle revue du portefeuille de ses actifs pour améliorer la génération de trésorerie. /Photo prise le 4 mai 2017/REUTERS/Philippe Wojazer

Le groupe, aujourd‘hui présent dans l‘édition, les médias, la distribution et le sport, s‘est profondément transformé depuis l‘arrivée aux commandes d‘Arnaud Lagardère en 2003 à la suite du décès de son père Jean-Luc, fondateur de la société.

Outre la vente de ses parts dans le groupe d‘aéronautique et de défense EADS - devenu le groupe Airbus -, Lagardère a également cédé en 2011 l‘essentiel de sa presse magazine internationale à l‘américain Hearst, puis une série de titres de presse français ainsi que son activité de distribution de presse.

Le groupe s‘est parallèlement diversifié avec succès dans le “travel retail” et la production TV, et avec des résultats plus mitigés dans le sport, avec l‘objectif de réduire son exposition à des segments soumis à rude épreuve comme la publicité et le papier.

Si Lagardère, dans sa version aminci, voit ses ventes repartir après dix années de croissance étale en moyenne, sa génération de trésorerie fait en revanche du yo-yo avec un flux de trésorerie libre négatif sur le premier semestre à -67 millions d‘euros (contre +56 millions au premier semestre 2016).

Lors de la conférence de présentation du chiffre d‘affaires du troisième trimestre, Arnaud Lagardère a souligné la détermination du groupe à améliorer ses cash-flows.

“Si nous voulons aller plus loin et vraiment l‘améliorer radicalement, comme je l‘ai dit auparavant, cela voudrait dire que nous devrions revoir certains des actifs que nous possédons. Pourquoi pas ?”, a-t-il dit en réponse à la question d‘un analyste.

“Cela fera probablement partie de nos prochaines discussions. Soyez patient”, a-t-il ajouté.

Prié de donner plus de précisions sur les cessions d‘actifs supplémentaires qui pourraient être envisagées, Arnaud Lagardère a indiqué qu‘il ne pouvait pas être plus précis à ce stade sur un sujet qui nécessitera d‘informer la totalité des actionnaires de la société en temps voulu.

IMPACT POSITIF DES KIOSQUES PRESSE DES OPÉRATEURS TÉLÉCOMS

Lagardère a confirmé jeudi sa prévision d‘une croissance du résultat opérationnel courant (Résop groupe) comprise entre 5 et 8% à changes constant pour 2017 après avoir dégagé des revenus en hausse de 2,2% à données comparables au troisième trimestre.

La bonne forme de ses activités de distribution dans les lieux de transport (+8%) a permis de compenser les difficultés de sa division médias, plombée par les mauvaises audiences d‘Europe 1 et par un marché publicitaire en berne pour la presse magazine.

Arnaud Lagardère a repris en main directement la station dont la direction et les équipes ont été profondément renouvelées.

Il a prévenu qu‘il faudrait du temps - sans doute entre six mois et un an - pour séduire à nouveau les auditeurs et revenir à des niveaux d‘audience, qui sans retrouver leurs niveaux précédents, permettront au groupe d‘ajuster ses coûts.

Côté presse magazine en revanche, le marché publicitaire s‘annonce encore plus dégradé en fin d‘année, a prévenu le responsable de Lagardère Active, Denis Olivennes.

Dans ce contexte difficile, une bouffée d‘air frais est apportée par les kiosques presse développés par les opérateurs télécoms SFR (Altice), Orange et Bouygues Telecom (Bouygues) qui ont permis de donner un coup d‘accélérateur aux ventes numériques.

“Cela représente désormais près de 10% du volume de tirage ce qui est nouveau et probablement structurel en termes de volumes”, a expliqué Denis Olivennes.

Au troisième trimestre, le tirage de la presse magazine de Lagardère, notamment propriétaire de Elle et Paris Match, a progressé à hauteur de 2,4% pour la première fois depuis 2010.

Edité par Jean-Michel Bélot

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below