7 novembre 2017 / 19:10 / dans un mois

Anglo American intéressé par le pôle métaux de Louis Dreyfus

MELBOURNE/LONDRES (Reuters) - Anglo American figure parmi plusieurs entreprises intéressées par le pôle métaux du groupe de négoce de matières premières Louis Dreyfus, ont dit mardi à Reuters trois sources du négoce et de la banque.

Anglo American figure parmi plusieurs entreprises intéressées par le pôle métaux du groupe de négoce de matières premières Louis Dreyfus, ont dit mardi à Reuters trois sources du négoce et de la banque. /Photo d'archives/REUTERS/Victor Ruiz Caballero

Louis Dreyfus a lancé cette année la procédure de cession d‘une participation, peut-être majoritaire, dans ce segment en engageant Citi et ING. Le pôle métaux avait une valeur comptable de 314 millions de dollars (271 millions d‘euros) au titre de 2016, selon des documents boursiers.

Le conglomérat chinois HNA Holding Group est également intéressé, selon l‘une des sources, tandis qu‘une autre évoque le nom de Duferco, un négociant suisse dans l‘acier.

Anglo American s‘est abstenu de tout commentaire.

“Un partenariat stratégique permettrait à notre pôle métaux d‘accélérer encore plus sa croissance et de renforcer sa position de leader sur le marché et ses fortes relations dans le secteur”, a dit un porte-parole de Louis Dreyfus, sans autre précision.

HNA et Duferco n‘étaient pas disponibles dans l‘immédiat.

Les grands groupes miniers tels qu‘Anglo American, BHP Billiton et Rio Tinto, plombés en 2015 par la chute des cours des matières premières, ont revu leur stratégie commerciale destinée à développer leurs marges.

Pour BHP et Anglo, cela passe par une incursion dans le négoce de matières premières, mais sans prétendre atteindre la taille du spécialiste suisse Glencore.

Louis Dreyfus est l‘un des quatre leaders mondiaux du négoce des matières premières agricoles, avec Archer Daniels Midland, Bunge et Cargill, qui ont subi les retombées d‘une offre mondiale abondante et d‘une déprime des prix des céréales et autres produits agricoles.

Chez Louis Dreyfus même, quelque traders ont quitté la division céréales pour monter leur propre affaire en Suisse, pays d‘origine du groupe.

Se séparer d‘actifs jugés non stratégiques serait un moyen pour le groupe suisse de se recentrer sur ce qu‘il considère être son coeur de métier.

Techniquement, le segment métaux (cuivre, plomb, zinc) est une entité juridiquement distincte mais dont Dreyfus a l‘entière propriété. C‘est en 2006 que Louis Dreyfus s‘est lancé dans le négoce de métaux non ferreux.

Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Bertrand Boucey

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