26 octobre 2017 / 07:45 / dans 2 mois

Scor plombé par les ouragans, séismes au T3, objectifs maintenus

PARIS (Reuters) - Scor a vu ses comptes tomber dans le rouge au troisième trimestre à cause des ouragans qui ont frappé le sud des Etats-Unis et les Caraïbes et des séismes au Mexique, mais a redit jeudi que ces catastrophes naturelles seront sans conséquence sur sa solvabilité financière.

Scor a vu ses comptes tomber dans le rouge au troisième trimestre à cause des ouragans qui ont frappé le sud des Etats-Unis et les Caraïbes et des séismes au Mexique, mais a redit jeudi que ces catastrophes naturelles seront sans conséquence sur sa solvabilité financière. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

Le réassureur, qui a confirmé les objectifs financiers de son plan stratégique, a assuré jeudi avoir procédé à un chiffrage “réaliste” et “conformes aux anticipations du marché” du coût des ouragans et des séismes.

Pour le groupe français, la facture s‘est élevée à 430 millions d‘euros sur le troisième trimestre, conformément à la prévision donnée début octobre.

“Ceci reste des estimations. Ce ne sera sans doute que dans quelques trimestres que l‘on pourra dire ce que sera le chiffre définitif”, a déclaré Denis Kessler, le PDG de Scor, lors d‘une conférence téléphonique.

“Il faudra attendre que les remontées de sinistres arrivent (...) Je pense que nous sommes à la fois réalistes et conformes aux anticipations du marché.”

En Allemagne, le groupe Munich Re a prévenu jeudi qu‘il s‘attendait à une perte de 1,4 milliard d‘euros au troisième trimestre à cause des ouragans dont le coût devrait s‘élever à 2,7 milliards d‘euros.

Pour Scor, la facture des ouragans et des séismes s‘est du coup traduit par une perte nette trimestrielle de 267 millions d‘euros contre un bénéfice de 163 millions d‘euros un an plus tôt.

Sur les neuf premiers mois de l‘année, son résultat net ressort à 25 millions d‘euros contre 438 millions l‘an dernier.

A la Bourse de Paris, l‘action recule de -0,24% à 35,235 euros à 10h38, après avoir perdu jusqu‘à 3% dans les premiers échanges.

En Allemagne, le titre Munich Re progresse quant à lui de 1,85% à 189,85 euros.

PAS UN “CAPITAL EVENT”, SELON LE PDG

Les analystes de Bryan, Garnier jugent la charge des catastrophes naturelles “significative” tout en estimant “limité” l‘impact sur la solvabilité.

Du côté de Natixis, on note que le ratio de solvabilité a reculé de 13 points à 213% à fin septembre là où le marché attendait 218%.

“C‘est un ‘earnings event’ (événement sur les résultats, ndlr) pour Scor, ce n‘est pas un ‘capital event’ (événement de solvabilité, ndlr)”, a insisté Denis Kessler à propos des ouragans et des séismes. “Ceci n‘est pas le cas pour des concurrents qui ont dû voir leur niveau de capital diminuer.”

Interrogé sur le quatrième trimestre et l‘ensemble de l‘exercice 20147, Denis Kessler n‘a pas donné de prévision ou d‘indication sur les résultats. Mais Scor a néanmoins indiqué qu‘il maintenait sa politique de dividende et son programme de rachat qui doit être bouclé d‘ici la mi-2019.

Malgré le coût de ces catastrophes naturelles et des avertissements sur résultats qui ont suivi, le marché ne semble toutefois pas inquiet de la capacité des réassureurs européens à surmonter l‘épreuve.

Les analystes de Barclays ont ainsi relevé de 9% à 25% leurs prévisions de résultats 2018 pour le secteur européen de la réassurance en dépit d‘un troisième trimestre 2017 particulièrement coûteux.

Ceux de Deutsche Bank ont de leur côté relevé leurs anticipations de rentabilité des réassureurs européens pour 2018 et 2019, estimant que les tarifs de réassurance devraient augmenter et renouer avec les niveaux de 2015, ce qui contribuera à améliorer les bénéfices.

“Depuis plusieurs années, les tarifications des catastrophes naturelles avaient tendance à glisser vers le bas, à être érodées”, a souligné Denis Kessler. “Il faut qu‘il y ait un prix attaché au risque.”

“Nous avons la conviction que le marché va réagir (...) Nous allons assister à des hausses de tarifs”, a ajouté le dirigeant.

Avec Marc Angrand, édité par Jean-Michel Bélot

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