October 25, 2017 / 8:19 PM / a year ago

Wall Street finit en baisse, résultats et rendements ont pesé

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a terminé en repli mercredi, affichant sa plus mauvaise séance des sept dernières semaines, affectée par une série de résultats jugés décevants, dont AT&T et Boeing, et par une hausse des rendements des obligations du Trésor.

La Bourse de New York a terminé en repli mercredi, affichant sa plus mauvaise séance des sept dernières semaines, affectée par une série de résultats jugés décevants, dont AT&T et Boeing, et par une hausse des rendements des obligations du Trésor. L'indice Dow Jones a cédé 112,30 points, soit 0,48%. /Photo d'archives/REUTERS/Brendan McDermid

L’indice Dow Jones a cédé 112,30 points, soit 0,48%, à 23.329,46. Le S&P-500, plus large, a perdu 11,98 points, soit 0,47%, à 2.557,15. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 34,54 points (-0,52%) à 6.563,89 points.

Le rendement de l’obligation U.S. à 10 ans a touché un pic de sept mois, à 2,475%, tiré vers le haut par de bons indicateurs, un nouvel optimisme sur l’avancée des réformes promises par l’administration Trump et les spéculations autour le prihcain président de la Réserve fédérale.

“C’est quelque chose qui se préparait depuis quelques jours, les entreprises qui disrtribuent de gros dividendes ont été très faibles et c’est à cause de cette nouvelle hausse des rendements à 10 et à 30 ans”, note Stephen Massocca de Wedbush Securities.

“Bien que (la hausse) ne soit pas particulièrement spectaculaire, les investisseurs anticipent un changement de politique (...), se préparent à entrer dans une phase de taux d’intérêt plus élevés, et du coup, les actions se dévalorisent.”

Sur le plan macroéconomique, les nouvelles commandes de biens durables de septembre ont augmenté plus que prévu et les livraisons ont progressé pour un huitième mois consécutif, donnant à penser que les dépenses d’équipements des entreprises sont restées robustes au troisième trimestre.

De même, les ventes de logements neufs ont progressé de manière inattendue en septembre, au point d’atteindre leur plus haut niveau en près de 10 ans, ce qui pourrait traduire un regain de dynamisme du marché immobilier américain après les signes d’essoufflement apparus ces derniers mois.

Du côté des résultats trimestriels, plus de 72% des 165 sociétés du S&P-500 ayant publié ont fait mieux que prévu.

Mais les investisseurs sont particulièrement prudents étant donné les hauts niveaux de valorisations sur le marché.

D’autant que la dernière fournée n’est pas enthousiasmante.

L’opérateur télécoms AT&T notamment a cédé 3,93% après des résultats inférieurs aux consensus.

Boeing a perdu 2,85% malgré la révision à la hausse de ses prévisions annuelles de cash-flow et de bénéfice.

L’avionneur, dont les comptes trimestriels sont pénalisés par une nouvelle charge exceptionnelle sur le programme d’avion ravitailleur KC-46, gagne encore plus de 65% depuis le début de l’année.

Plus lourdement sanctionnés, Chipotle a chuté de 14,58% et évolue au plus bas depuis près de cinq ans après des ventes à données comparables décevantes et Advanced Micro Devices a reculé de 13,47% après avoir averti d’une baisse de ses ventes sur le trimestre en cours.

Côté hausses, Nike a gagné 2,85%, plus forte hausse du Dow Jones, après avoir présenté à des investisseurs des perspectives positives pour l’avenir à moyen terme.

De même, le groupe de cartes de paiement Visa a pris 1% après un bénéfice trimestriel en hausse de 11%.

Sur le marché des changes, l’indice dollar, qui mesure l’évolution du billet vert face à six devises de référence, est en léger repli, mais reste toujours proche d’un plus haut de trois, dirigé lui aussi par les spéculations autour du choix du prochain président de la Fed.

L’euro gagne 0,43% à 1,1810 dollar à la veille de la réunion de la Banque centrale européenne (BCE).

Le pétrole est retombé de ses pics d’un mois atteints en séance après l’annonce par l’Agence américaine d’information sur l’énergie d’une hausse inattendue des stocks de brut aux Etats-Unis, avec une contraction des stocks d’essence.

Les déclarations de l’Arabie saoudite sur sa détermination à en finir avec l’engorgement du marché, dans un contexte de tensions qu Moyen-Orient, ont néanmoins limité les pertes.

Chuck Mikolajczak, avec Sruthi Shankar et Tanya Agrawal, Juliette Rouillon pour le service français

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