24 octobre 2017 / 11:17 / il y a 2 mois

Les actions au gré des résultats, la BCE en ligne de mire

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes évoluent en ordre dispersé à mi-séance mardi, la montée en cadence des publications de résultats dictant pour une bonne part la tendance aux marchés, tandis que les rendements des emprunts d‘Etat de la zone euro montent à deux jours de la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) et après des indices PMI “flash” toujours encourageants.

Les Bourses européennes évoluent en ordre dispersé à mi-séance mardi. À Paris, le CAC 40 gagne 0,28% vers 10h45 GMT. À Francfort, le Dax prend 0,16% et à Londres, le FTSE avance de 0,07%. /Photo prise le 23 octobre 2017/REUTERS

À Paris, le CAC 40 gagne 0,28% à 5.401,88 points vers 10h45 GMT. À Francfort, le Dax prend 0,16% et à Londres, le FTSE avance de 0,07%. Mais si l‘indice EuroStoxx 50 de la zone euro progresse de 0,21%, le FTSEurofirst 300 est en baisse de 0,02%, et le Stoxx 600 de 0,05%.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en légère hausse après le repli de lundi mais la tendance pourrait être influencée par les résultats attendus avant la cloche, dont ceux de quatre groupes entrant dans la composition de l‘indice Dow Jones: Caterpillar, McDonald‘s, 3M et United Technologies.

En Europe, le fabricant autrichien de semi-conducteurs AMS bondit de 18,29%, de loin la meilleure performance du Stoxx 600, les prévisions solides de ce fournisseur d‘Apple pour le quatrième trimestre occultant un chiffre d‘affaires un peu décevant pour le troisième.

Dans son sillage, Dialog Semiconductor prend 2,75% et STMicroelectronics 0,71%.

Du côté des industriels, le spécialiste italien du parapétrolier Saipem s‘adjuge 10,02% après avoir confirmé ses prévisions 2017 en s‘appuyant sur un bon carnet de commandes au troisième trimestre.

A Paris, Essilor (+4,55%) est en tête du CAC 40, le numéro un mondial de l‘optique ayant réussi à répondre aux attentes du marché sur juillet-septembre en dépit de l‘impact sur ses ventes des ouragans aux Etats-Unis et du tremblement de terre au Mexique.

L‘italien Luxottica, avec lequel Essilor espère toujours fusionner, s‘adjuge 4,9%.

A la baisse, le spécialiste néerlandais de l‘intérim et du recrutement Randstad chute de 3,84% après des résultats sans surprise, sinon une charge exceptionnelle liée à l‘intégration de l‘américain Monster.

Electrolux, lui, abandonne 2,65%, pénalisé par les résultats décevants publiés lundi soir par son rival américain Whirlpool.

En dehors des résultats, on notera la hausse de 3,85% de Commerzbank. Selon une source proche du dossier, la banque allemande a mandaté Goldman Sachs pour renforcer ses défenses face à de possibles tentatives de rachat hostiles.

L‘EURO SE STABILISE FACE AU DOLLAR

Sur le front macroéconomique, l‘indice PMI composite “flash” de la zone euro, à 55,9, a reculé plus qu‘attendu mais continue de traduire une dynamique de croissance solide.

Cette confirmation contribue à la hausse des rendements obligataires car elle fournit un argument à la Banque centrale européenne (BCE) pour justifier jeudi l‘éventuelle annonce d‘une diminution de ses achats mensuels d‘actifs, l‘hypothèse privilégiée par la plupart des observateurs, même si elle prolonge la durée du programme.

“La BCE devrait réaliser un ‘resserrement monétaire accommodant’ (dovish tapering) jeudi, en mettant l‘accent sur l‘extension du programme d‘achat d‘actifs plutôt que sur sa réduction étant donné la faible dynamique de l‘inflation”, explique ainsi Valentin Bissat, économiste et stratégiste senior chez Mirabaud Asset Management.

Le rendement du Bund allemand à dix ans est repassé au-dessus de 0,47%, le français à plus de 0,875%.

L‘euro, lui, est stable face au dollar, autour de 1,1755, avant la réunion de politique monétaire de Francfort et en l‘absence de nouveau rebondissement dans la crise catalane.

De son côté, le billet vert cède un peu de terrain face aux autres grandes devises, les cambistes jouant la prudence dans l‘attente de la décision de Donald Trump pour la présidence de la Réserve fédérale.

Sur le marché pétrolier, le Brent, longtemps hésitant, est reparti à la hausse à 57,80 dollars le baril mais le marché reste tiraillé entre d‘une part, l‘annonce d‘une reprise des exportations irakiennes interrompues par les tensions entre la Turquie et le Kurdistan irakien et d‘autre part, l‘anticipation d‘une baisse des stocks de brut aux Etats-Unis.

Marc Angrand, édité par Blandine Hénault

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