18 octobre 2017 / 16:25 / il y a 2 mois

Un lobby bancaire allemand se plaint de la directive MiFID II

FRANCFORT/LONDRES (Reuters) - Un important groupe de pression bancaire en Allemagne a dénoncé mercredi la nouvelle directive européenne sur les marchés financiers, qu‘il juge trop coûteuse et intrusive.

Michael Kemmer (photo), directeur général de l'Association des banques allemandes, a déclaré que le coût de mise en oeuvre de la directive MiFID II, un milliard d'euros, était devenu "hors de contrôle". /Photo d'archives/REUTERS/Michaela Rehle

Cette directive, baptisée MiFID II, a été conçue à la suite de la crise financière de 2007-2009 dans le but d‘accroître la transparence des transactions sur les marchés financiers afin de mieux protéger les particuliers.

Michael Kemmer, directeur général de l‘Association des banques allemandes, a déclaré que le coût de mise en oeuvre de cette directive, un milliard d‘euros, était devenu “hors de contrôle”.

“Les banques pourraient faire une meilleure utilisation de cet argent ailleurs”, a-t-il dit.

Il s‘est notamment plaint de l‘obligation d‘enregistrer les conversations téléphoniques avec des clients réclamant des conseils en matière d‘investissement.

“Des exigences aussi larges sur l‘enregistrement des conversations téléphoniques n‘aident personne et ne servent certainement pas les intérêts des clients”, a dit Michael Kemmer. “Elles sapent simplement la relation de confiance entre le client et sa banque. Cet aspect de MiFID II doit être réexaminé et ajusté.”

Cette directive, censée entrer en vigueur en janvier, va profondément transformer les règles concernant les opérations sur les différents types d‘instruments financiers en Europe, afin d‘améliorer la transparence et de réduire les frais des investisseurs.

Les banques devront notamment transmettre davantage de données aux autorités de tutelle et mettre au point des systèmes de tarification plus clairs pour leurs différents produits plutôt que d‘afficher des prix incluant dans un même ensemble leurs frais et leurs commissions.

Les banques se plaignent de disposer d‘un délai très court pour appliquer cet ensemble de mesures qui n‘a été définitivement arrêté que ces derniers mois.

Les autorités répliquent que le secteur a déjà bénéficié d‘un délai d‘un an et que le cadre général de cette nouvelle réglementation est connu depuis longtemps.

Le vice-président de la Commission européenne chargé des marchés financiers, Valdis Dombrovskis, a exclu mardi tout report supplémentaire.

Tom Sims à Francfort avec How Jones et Rachel Armstrong à Londres; Bertrand Boucey pour le service français, édité par Véronique Tison

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below