9 octobre 2017 / 08:03 / il y a 14 jours

Les tensions avec Washington font chuter les marchés turcs

ISTANBUL (Reuters) - La Bourse d‘Istanbul a ouvert en baisse de 4% lundi et la livre turque a également chuté sur le marché des changes après l‘annonce par les Etats-Unis et la Turquie d‘une suspension réciproque de leurs services de visas, un nouveau signe de la dégradation des relations entre les deux alliés de l‘Otan.

La Bourse d'Istanbul (photo) a ouvert en baisse de 4% lundi et la livre turque a également chuté sur le marché des changes après l'annonce par les Etats-Unis et la Turquie d'une suspension réciproque de leurs services de visas, un nouveau signe de la dégradation des relations entre les deux alliés de l'Otan. /Photo d'archives/REUTERS/Murad Sezer

L‘indice Bist-100 de la Bourse d‘Istanbul perd 3,66% en début de séance, avec notamment des baisses de 11% pour les compagnies aériennes Turkish Airlines et Pegasus Airlines.

La banque Halk Bank lâche de même 8,15%.

La livre décroche de son côté de 2,6%, à 3,7120 pour un dollar contre 3,6160 vendredi soir, après avoir reculé jusqu‘à 3,9223 dans la nuit.

La semaine dernière, un employé du consulat des Etats-Unis à Istanbul a été arrêté parce qu‘il était soupçonné par les autorités turques d‘être en relation avec Fethullah Gülen, le religieux exilé aux Etats-Unis que la Turquie considère comme responsable du coup d‘Etat manqué de juillet 2016.

Dans la foulée, la mission diplomatique américaine en Turquie, puis la mission turque à Washington, ont annoncé dimanche qu‘elles réduisaient chacune vis-à-vis de l‘autre leurs services de visas, officiellement dans le but de “réévaluer” la sécurité de leurs personnels.

“La situation a l‘air grave”, commente Timothy Ash, stratège chez Blue Bay Asset Management.

“Si la chute de la livre se poursuit, la CBRT (la banque centrale turque) devra intervenir très vite pour calmer les marchés et relever les taux d‘intérêt pour défendre la monnaie.”

Mais le président Tayyip Erdogan ne cache pas son mécontentement face aux taux élevés et la banque centrale est également confrontée à l‘aggravation du déficit courant, ajoute Timothy Ash.

Can Sezer et Daren Butler, Véronique Tison pour le service français

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