4 août 2017 / 09:42 / dans 2 mois

Toyota et Mazda nouent une alliance capitalistique, usine aux USA

Toyota et Mazda ont annoncé vendredi leur intention de construire ensemble une usine d'assemblage aux Etats-Unis pour 1,6 milliard de dollars (1,3 milliard d'euros), une alliance scellée par un échange de participations croisées. /Photo prise le 16 février 2017/REUTERS/Toru Hanai

TOKYO (Reuters) - Toyota et Mazda ont annoncé vendredi leur intention de construire ensemble une usine d‘assemblage aux Etats-Unis pour 1,6 milliard de dollars (1,3 milliard d‘euros), une alliance scellée par un échange de participations croisées.

Egalement dédiée au développement en commun de technologies pour véhicules électriques, cette alliance verra Toyota, deuxième constructeur automobile mondial du secteur par les ventes de voitures, prendre 5% du capital de Mazda, tandis que ce dernier, numéro cinq du secteur au Japon, acquerra 0,25% de son grand concurrent.

L‘annonce de la construction d‘une nouvelle usine aux Etats-Unis a surpris certains intervenants au vu de la situation de surcapacités sur le marché américain. Elle devrait en revanche être bien accueillie par le président des Etats-Unis, Donald Trump, qui a notamment fait campagne sur la promesse d‘augmenter les emplois dans l‘industrie.

L‘usine, qui devrait entrer en activité en 2021, pourra produire jusqu‘à 300.000 véhicules par an et emploiera environ 4.000 personnes. Elle fabriquera à la fois les nouvelles Toyota Corolla et un nouveau “SUV” de Mazda.

Le partenariat entre les deux groupes dans le domaine des véhicules électriques s‘inscrit quant à lui dans un contexte de plus en plus contraignant en termes d‘émissions polluantes.

Tous les grands noms du secteur souffrent en outre de la concurrence croissante des géants de la technologie dans le domaine de la prochaine génération de véhicules, en particulier les voitures autonomes.

TOYOTA CONSOLIDE LE SECTEUR AU JAPON

Cela fait plusieurs années que Toyota noue des alliances avec ses rivaux japonais plus petits, mettant en oeuvre une consolidation qui ne dit pas son nom dans le pays. Le groupe détient ainsi déjà 16,5% de Subaru, le sixième constructeur de l‘archipel.

Toyota souhaite également coopérer avec Suzuki, le numéro quatre, dans le domaine de la recherche et du développement ainsi que dans les pièces détachées.

Selon un analyste, la prise de participation annoncée dans Mazda est susceptible de dissuader des groupes de hautes technologies de mettre la main sur ce dernier.

“Pour une entreprise technologique qui a besoin d‘expertise dans le domaine de la fabrication de voitures, Mazda peut être vu comme une acquisition intéressante (...) En prenant une participation de 5%, Toyota sort Mazda du marché plutôt que de le laisser rester un acteur libre susceptible, un jour, d‘être utilisé contre lui”, explique Chris Richter, directeur associé chez CLSA.

Parallèlement à l‘annonce de son alliance avec Mazda, Toyota a fait état d‘un recul moins marqué que prévu de son résultat d‘exploitation sur le trimestre avril-juin, le premier de son exercice fiscal 2017-2018, ce qui l‘a conduit à relever sa prévision de bénéfice annuel.

Mazda, pour sa part, a annoncé la semaine dernière un recul de 24% de son bénéfice trimestre, sous le coup de ventes mitigées de ses berlines aux Etats-Unis, où les automobilistes continuent de privilégier les “SUV” et autres gros modèles.

Avec la contribution de Makiko Yamazaki et de Ritsuko Ando, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Marc Angrand

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