3 août 2017 / 18:35 / il y a 16 jours

Telecom Italia (Vivendi) dans le viseur du gouvernement italien

Scinder le réseau de téléphonie fixe de Telecom Italia présenterait clairement des avantages, a déclaré jeudi le ministre italien de l'Economie, Pier Carlo Padoan, sans préciser si le gouvernement allait s'engager dans cette direction. /Photo d'archives/Stefano Rellandini

ROME (Reuters) - Scinder le réseau de téléphonie fixe de Telecom Italia présenterait clairement des avantages, a déclaré jeudi le ministre italien de l'Economie, Pier Carlo Padoan, sans préciser si le gouvernement allait s'engager dans cette direction.

L'ex-monopole des télécoms est contrôlé par le groupe français Vivendi et certains responsables politiques ont suggéré que le gouvernement nationalise son réseau fixe en riposte à l'attitude française sur le dossier STX/Fincantieri.

Paris a procédé la semaine dernière à la nationalisation "temporaire" des chantiers navals STX à Saint-Nazaire pour tenter d'obtenir de Fincantieri un partage du capital à 50/50, au lieu de la majorité que le groupe italien pensait pouvoir obtenir..

"La séparation du réseau et de la fourniture de services à ce réseau est un sujet très général que l'on connaît bien", a répondu Pier Carlo Padoan à la chaîne Sky Italia TV qui lui demandait si scinder Telecom Italia serait une bonne idée.

"Ce serait une configuration qui augmenterait l'efficacité et la concurrence et qui devrait donc être appliquée quand c'est possible", a-t-il ajouté sans autre précision.

Le réseau fixe de Telecom Italia pourrait valoir jusqu'à 15 milliards d'euros selon les estimations de certains analystes et sa nationalisation a déjà été évoquée par le passé.

Arnaud de Puyfontaine, le président du directoire de Vivendi qui est aussi président de Telecom Italia, a affirmé la semaine dernière que l'idée d'une scission du réseau fixe était "intéressante" mais ne faisait pas partie des plans du groupe.

Pier Carlo Padoan a reçu mardi son homologue français Bruno Le Maire pour discuter de STX France et les deux hommes se sont donné jusqu'au 27 septembre pour trouver un compromis.

Le ministre italien a redit jeudi que Fincantieri devait avoir une participation de contrôle. "Les Italiens savent très bien compter et (un partage à) 50-50 ne sera pas accepté", a-t-il dit.

Crispian Balmer, Véronique Tison pour le service français

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