31 juillet 2017 / 21:07 / dans 2 mois

Gentiloni s'engage à défendre les intérêts de l'Italie dans le dossier STX

Le président du Conseil italien, Paolo Gentiloni, s'est engagé lundi soir à défendre "calmement mais fermement" les intérêts de l'Italie dans le dossier des chantiers navals STX, dont la France a annoncé la nationalisation temporaire. /Photo d'archives/REUTERS/Wolfgang Rattay

MILAN (Reuters) - Le président du Conseil italien, Paolo Gentiloni, s‘est engagé lundi soir à défendre “calmement mais fermement” les intérêts de l‘Italie dans le dossier des chantiers navals STX, dont la France a annoncé la nationalisation temporaire.

Le chef du gouvernement italien, qui s‘exprimait à la télévision, a souligné que les pays européens devaient coopérer entre eux. “Voyons si de nouvelles propositions arrivent”, a-t-il ajouté.

Le ministre français de l‘Economie et des Finances, Bruno Le Maire, est attendu mardi à Rome pour relancer les négociations avec le gouvernement italien, qui a qualifié de “grave et incompréhensible” la nationalisation temporaire des chantiers navals de Saint-Nazaire.

La France a exercé jeudi dernier son droit de préemption pour obtenir du groupe italien Fincantieri qu‘il accepte d‘en partager le capital à 50-50 avec des intérêts publics français.

Bruno Le Maire a annoncé dans le Journal du Dimanche que Paris souhaitait proposer à Rome d‘élargir les discussions concernant le dossier STX France à une coopération militaire.

La ministre des Armées, Florence Parly a précisé lundi à Reuters que les négociations militaires et économiques n‘iraient pas forcément de pair.

“Il est important que nous puissions progresser sur la partie proprement militaire dans une perspective de partenariat”, a-t-elle ajouté lors d‘un déplacement à Niamey, au Niger.

Un accord conclu en avril dernier, sous le quinquennat de François Hollande, prévoyait que le capital des chantiers navals de Saint-Nazaire, qui appartenaient au groupe sud-coréen STX en difficulté, soit repris à 55% par les Italiens (dont 48% pour le seul Fincantieri) et 45% par les Français (33% pour l‘Etat et 12% pour le groupe public militaire Naval Group, ex-DCNS).

Stephen Jewkes avec Sophie Louet à Niamey; Henri-Pierre André pour le service français

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