24 juillet 2017 / 16:13 / dans 5 mois

Le tribunal accorde un nouveau délai à GM&S

PARIS (Reuters) - Le tribunal de commerce de Poitiers a prolongé lundi la période d‘activité de l‘équipementier GM&S Industry jusqu‘au 31 juillet, accordant une nouvelle fois un sursis aux parties prenantes au dossier pour qu‘elles s‘entendent sur une offre ferme.

“Je constate en lisant la décision que le dirigeant de l‘entreprise GMD a fait parvenir une note en délibéré demandant au tribunal de lui accorder un court délai”, a dit l‘avocat des salariés, Jean-Louis Borie, à la presse.

Le 31 juillet, “il pourra être statué, soit sur l‘absence d‘offre de reprise si les conditions suspensives ne sont pas réunies, soit sur la réalisation d‘un plan de cession partiel”.

C‘est la troisième fois que le tribunal de commerce accorde un sursis pour permettre aux acteurs du dossiers de s‘entendre. La première fois, le groupe GMD avait seulement manifesté son intérêt dans l‘usine de La Souterraine mais n‘avait pas déposé d‘offre. La deuxième fois, aucune des clauses suspensives n‘avaient pas été remplies.

Le groupe GMD propose de reprendre 120 salariés sur 277. Il réclame cependant la conclusion d‘un bail sur les bâtiments hébergeant GM&S, l‘obtention d‘un financement de 15 millions d‘euros en vue de la modernisation de l‘usine, ainsi que l‘adhésion des salariés au projet.

Au ministère de l‘Economie, on indique que les deux premières clauses ont été remplies mais qu‘il manquerait l‘approbation des salariés.

Le président du groupe GMD, Alain Martineau, doit se rendre dans l‘usine de La Souterraine cette semaine pour présenter son projet, précise le gouvernement.

Les salariés, eux, demandent une poursuite des activités jusqu‘à fin août au minimum pour leur laisser le temps de négocier avec le repreneur. Ils espèrent ainsi augmenter le nombre d‘emplois repris.

“A quoi arrive-t-on aujourd‘hui? A des jugements successifs, où chaque fois, vous êtes sur le grill sans savoir ce qui va se passer”, a dit Jean-Louis Borie. “Tout ça ne me satisfait pas. Tout ça est trop court.”

Caroline Pailliez et Cyril Camu, édité par Yves Clarisse

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