21 juillet 2017 / 11:52 / dans 2 mois

Un plus bas historique attendu pour la production viticole française

La production viticole française, affectée par d'importantes intempéries, pourrait accuser une chute de 17% en 2017 et toucher un niveau historiquement bas, selon les premières estimations établies par le ministère de l'Agriculture. /Photo d'archives/REUTERS/Bruno Martin

PARIS (Reuters) - La production viticole française, affectée par d‘importantes intempéries, pourrait accuser une chute de 17% en 2017 et toucher un niveau historiquement bas, selon les premières estimations établies par le ministère de l‘Agriculture.

L‘épisode de gel intervenu au printemps devrait fortement toucher la production de vins du Bordelais, des Charentes, du Jura et d‘Alsace, précise le ministère dans un communiqué publié vendredi.

Les plus fortes baisses devraient toucher le Bordelais, où la récolte devrait chuter de moitié, ainsi que les vignobles de la région de Cognac (Charentes) et d‘Alsace, où elle est attendue en baisse de 30%.

Les pertes liées à la grêle dans le Sud-Ouest et le sud-Est devraient également peser sur le niveau des récoltes.

Par ailleurs, le ministère précise que la “coulure” (chute des fleurs ou des jeunes baies) est “assez prononcée” dans les vignobles du pourtour méditerranéen.

A l‘inverse, en Champagne où le gel a été moins destructeur qu‘en 2016, la production devrait progresser d‘environ 8%, après une chute de 20% en 2016.

Elle devrait aussi se redresser en Bourgogne et dans le Beaujolais, après une année 2016 très déficitaire.

La production française pourrait ainsi s‘établir au total entre 37,0 et 38,2 millions d‘hectolitres en 2017, contre 45,5 millions en 2016.

Si ces chiffres étaient confirmés, elle accuserait une baisse de 16% par rapport à la moyenne des cinq dernières années et serait “historiquement basse” et inférieure à celle de 1991 qui avait été elle aussi très touchée par un gel sévère.

Ces estimations sont susceptibles d‘être révisées en fonction des événements climatiques et des problèmes sanitaires qui pourraient intervenir avant les vendanges, précise le ministère.

Pascale Denis, édité par Jean-Michel Bélot

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