18 juillet 2017 / 17:46 / il y a 2 mois

Allemagne: La fin du moteur thermique menacerait 600.000 emplois

Une éventuelle interdiction des moteurs à combustion en Allemagne d'ici 2030 menacerait plus de 600.000 emplois dans le pays, selon une étude de l'institut Ifo publiée jeudi. /Photo d'archives/REUTERS/Neil Hall

BERLIN (Reuters) - Une éventuelle interdiction des moteurs à combustion en Allemagne d‘ici 2030 menacerait plus de 600.000 emplois dans le pays, selon une étude de l‘institut Ifo publiée jeudi.

Le passage à zéro émission menacerait directement 426.000 emplois chez les constructeurs automobiles, et le reste dans les secteurs associés comme chez les équipementiers et sous-traitants, a précisé l‘Ifo dans une étude pour le compte de la fédération automobile VDA.

La VDA, qui représente des constructeurs comme Volkswagen, Daimler et BMW, est en négociations avec le gouvernement sur un projet de réduction des émissions des moteurs diesel. La profession espère pouvoir ainsi échapper à une interdiction totale des moteurs diesel comme envisagée par plusieurs grandes villes allemandes, dont Munich et Stuttgart.

Le pollution générée par les moteurs diesel est devenue un sujet sensible depuis le scandale de trucage des tests d‘émissions des diesel de VW, qui a éclaté en septembre 2015.

Des représentants des gouvernements de l‘Etat fédéral allemand et des Länder doivent rencontrer des responsables des constructeurs automobiles le 2 août pour tenter de trouver des solutions en vue de réduire la pollution des moteurs diesels, accusée de favoriser des maladies respiratoires.

“Les industriels mettent délibérément en avant le scénario du pire pour défendre leurs intérêts”, déplore Frank Schwope, analyste chez NordLB, en jugeant “incompréhensibles” les chiffres avancés par l‘Ifo.

Pour deux ou trois emplois perdus avec la disparition des moteurs thermiques, un emploi sera créé dans la recherche et développement, l‘informatique et les autres domaines d‘activité liés aux technologies de zéro émission, fait-il valoir.

Barbara Hendricks, la ministre allemande de l‘Environnement, a affirmé dans l‘édition de mardi du journal Handelsblatt que “la responsabilité de ne pas en arriver là (à l‘interdiction totale) revenait à l‘industrie automobile.”

Andreas Cremer, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Véronique Tison

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