4 juillet 2017 / 11:39 / il y a 2 mois

Doha va développer l'exploitation du gisement gazier North Field

Le géant des hydrocarbures Qatar Petroleum (QP) a l'intention d'accroître la production de gaz du gisement du vaste gisement de North Field, que le Qatar partage avec l'Iran, a annoncé mardi le patron de la compagnie, Saad al Kaabi (photo). Le projet vise à augmenter de 30% la capacité de production de gaz naturel liquéfié (GNL) du Qatar. /Photo d'archives/Neil Hall

DOHA (Reuters) - Le géant des hydrocarbures Qatar Petroleum (QP) a l'intention d'accroître la production de gaz du gisement du vaste gisement de North Field, que le Qatar partage avec l'Iran, a annoncé mardi le patron de la compagnie, Saad al Kaabi.

Le projet vise à augmenter de 30% la capacité de production de gaz naturel liquéfié (GNL) du Qatar, en la faisant passer de 77 millions de tonnes à 100 millions de tonnes par an, a ajouté Saad al Kaabi lors d'une conférence de presse à Doha, capitale de l'émirat.

Le Qatar, actuellement aux prises avec une crise diplomatique et commerciale avec certains pays arabes, est revenu en avril sur l'interdiction qu'il s'était imposé d'étendre l'exploitation de North Field, le plus important gisement de gaz naturel au monde, et il a annoncé son intention d'accroître la production de sa partie sud dans un délai de cinq à sept ans.

"Après une nouvelle évaluation, nous avons décidé que la meilleure manière de développer ce projet gigantesque consistait à l'affecter à la production et à l'exportation de gaz naturel liquéfié", a dit le patron de QP.

"Nous avons décidé que le meilleur choix serait de doubler l'ampleur du projet(...). Ce projet va renforcer notre position en tant que premier producteur et premier exportateur de GNL".

"Nous allons rechercher des partenaires internationaux pouvant s'associer à nous", a-t-il continué.

L'Iran appelle ce vaste gisement gazier "South Pars". Lundi, Téhéran a signé avec Total un accord en vue de développer la phase 11 de South Pars, dans le cadre d'un projet estimé dans sa première phase à quelque deux milliards de dollars. D'une durée de 20 ans, ce projet, dont le coût total pourrait atteindre 4,8 milliards de dollars, avait fait l'objet d'un protocole d'accord en novembre 2016 entre le groupe pétrolier français et NIOC, la compagnie nationale iranienne.

Kaabi a indiqué mardi qu'il n'y avait pas de coopération avec l'Iran sur quelque projet que ce soit dans ce gisement, mais il a dit que les deux pays disposaient d'une commission conjointe qui se réunit chaque année pour évoquer la mise en valeur de North Field (South Pars).

"Nous savons ce que font les Iraniens et ils savent ce que nous faisons", a-t-il dit.

Tom Finn; Eric Faye pour le service français

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