3 juillet 2017 / 17:23 / il y a 2 mois

Le Dow et le S&P portés par l'énergie et les banques

La Bourse de New York a fini en hausse lundi une séance écourtée, la première du second semestre, à la veille d'Independence Day. Le Dow Jones a gagné 0,61%, le S&P-500 a pris 0,23% mais le Nasdaq Composite a reculé de 0,49%. /Photo d'archives/Chip East

NEW YORK (Reuters) - L'indice Dow Jones de la Bourse de New York, soutenu par l'énergie et les banques, a atteint un record en séance lundi mais le Nasdaq, plombé par les valeurs technologiques, a fini en repli une séance écourtée, la première du second semestre, à la veille d'Independence Day.

L'indice Dow Jones a gagné 129,64 points, soit 0,61%, à 21.479,27 points après un nouveau pic historique de 21.562,75. Le Standard & Poor's 500, plus large, a pris 0,23% à 2.429,01 tandis que le Nasdaq Composite a reculé de 30,36 points (-0,49%) à 6.110,06 points.

Les marchés actions américains ont fermé dès 17h00 GMT et ne rouvriront que mercredi.

Au chapitre macroéconomique, seuls deux indicateurs figuraient à l'agenda. La croissance de l'activité du secteur manufacturier aux Etats-Unis a progressé plus rapidement que prévu en juin, selon les résultats de l'enquête mensuelle de l'Institute for Supply Management (ISM) auprès des directeurs d'achats.

Les indices boursiers, le dollar et les rendements des Treasuries ont accentué leurs gains après cette publication.

"Les PMI manufacturiers sont une bonne mesure de la croissance économique et ont considérablement augmenté au cours de la dernière année", a dit Jason Pride, directeur de la stratégie d'investissement chez Glenmede.

"Associé à l'ambitieux plan de réduction du bilan, le resserrement de la politique monétaire pourrait s'avérer plus important que prévu. La normalisation de la politique monétaire est une bonne chose, mais la Fed devrait faire attention au rythme", a-t-il ajouté.

Les dépenses de construction pour leur part sont restées inchangées en mai contrairement aux attentes.

Le mouvement haussier a été limité car les investisseurs attendent surtout la nouvelle saison de résultats trimestriels qui se profile pour voir si le niveau élevé des valorisations est justifié.

Le S&P-500, qui vient de boucler son meilleur premier semestre depuis 2013, se traite actuellement à environ 18 fois les bénéfices attendus sur les 12 prochains mois pour les entreprises qui le composent, contre une moyenne historique de 15.

Du côté des valeurs, Goldman Sachs (+2,42%) et JPMorgan (+2,04%) ont affiché les plus fortes hausses du Dow Jones, suivies par Chevron (+1,89%), DuPont (+1,76%) et Exxon (1,70%) ont porté le S&P-500.

LE PÉTROLE POURSUIT SA SÉRIE HAUSSIÈRE

Le compartiment énergétique, porté par la bonne tenue des cours du brut, a affiché les plus forte hausse sectorielle, avec un gain de 2,01%, suivi par les valeurs financièrs, qui ont pris 1,34%.

Le compartiment technologique poursuit sa correction, perdant à nouveau 0,85% et accusant ainsi son cinquième repli en six séances.

Le secteur automobile a progressé malgré l'annonce d'un quatrième mois de baisse de suite des ventes de voitures neuves en juin. Les analystes ont apparemment surtout retenu que les livraisons aux particuliers étaient restées stables.

General Motors , Ford Motor et Fiat Chrysler Automobiles (FCA) ont gagné respectivement 1,83%, 3,31% et 4,13%.

Après avoir gagné plus de 2% en séance, le titre Tesla a finalement perdu 2,49% en raison d'un nombre de livraisons de véhicules au premier semestre inférieur aux propres prévisions du fabricant de voitures électriques.

Bankrate a gagné 8,56% après l'annonce par le spécialistes des bases de données financières de son rachat par le groupe de marketing numérique Red Ventures pour 1,24 milliard de dollars (1,09 milliard d'euros).

Côté baisses, Facebook (-1,69%), Comcast (-1,43%) et Nvidia (-3,61%) ont pesé sur le Nasdaq

Sur le marché des changes, le dollar a progressé dans un environnement de hausse des rendements des emprunts d'Etat, tournant ainsi le dos à son pire trimestre depuis 2010, qui l'a fait tomber au plus bas depuis début octobre.

Le billet vert a ainsi gagné près de 0,6% face à un panier de devises de référence, affichant sa meilleure performance sur un jour en près de quatre mois et s'éloignant de son creux de neuf mois. L'euro est pour sa repassé sous 1,14 dollar.

Malgré les gains du billet vert, les cours du pétrole ont enregistré une hausse de quelque 2%, poursuivant leur remontée pour la huitième séance d'affilée, une série sans précédent depuis plus de cinq ans, après des statistiques suggérant un ralentissement de la production aux Etats-Unis.

Du fait de la séance écourtée, seules 3,77 milliards d'actions ont été échangées, contre une moyenne quotidienne de 7,18 milliards observée au cours des 20 dernières séances.

Patrick Vignal et Claude Chendjou pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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