25 juin 2017 / 13:56 / dans 3 mois

Lufthansa veut aider Air Berlin mais n'envisage pas un rachat

Lufthansa ne se fixe pas de limites concernant le nombre d'avions - et leurs équipages - qu'il pourrait louer à son concurrent en difficulté Air Berlin, déclare Carsten Spohr, président du directoire de la première compagnie aérienne allemande, accusée de procéder à un rachat de fait qui ne dit pas son nom. /Photo d'archives/REUTERS/Ints Kalnins

FRANCFORT (Reuters) - Lufthansa ne se fixe pas de limites concernant le nombre d‘avions - et leurs équipages - qu‘il pourrait louer à son concurrent en difficulté Air Berlin, déclare Carsten Spohr, président du directoire de la première compagnie aérienne allemande, accusée de procéder à un rachat de fait qui ne dit pas son nom.

“Nous sommes déjà venus en aide à Air Berlin, avec notre décision de leur louer 38 avions (...). Je peux cependant imaginer que nous pourrions aller plus loin dans cette coopération et louer d‘autres avions Air Berlin et leurs équipages”, dit-il dans un entretien publié par Bild am Sonntag.

“A mes yeux, il n‘y a pas de limites en la matière. Mais, à ce stade, je n‘envisage pas de racheter l‘entreprise”, poursuit Carsten Spohr, qui s‘est montré par la passé intéressé par le deuxième transporteur allemand, à condition que ce dernier réduise son endettement et ses coûts.

Fin janvier, l‘autorité de la concurrence allemande a donné son feu vert au projet de Lufthansa de louer pendant six ans 38 avions avec leur équipage à Air Berlin, une opération contestée entre autres par Ryanair.

Cet accord, conclu l‘an dernier, apporte une bouffée d‘oxygène à Air Berlin, dont la compagnie d‘Abou Dhabi Etihad Airways détient 29% et qui perd de l‘argent, tout en permettant à Lufthansa de développer rapidement sa filiale à bas coût Eurowings.

Le directeur général de Ryanair, Michael O‘Leary, critique cet accord de location en déclarant qu‘il revenait pour Lufthansa à racheter sans le dire Air Berlin.

Fin avril, la compagnie a fait état pour 2016 d‘une perte nette record de 782 millions d‘euros ainsi que d‘une perte aggravée au premier trimestre 2017, en raison de coûts de restructuration, de dépréciations et des pressions sur les prix des billets.

Georgina Prodhan, Benoit Van Overstraeten pour le service français

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