14 juin 2017 / 20:41 / dans 3 mois

Wall Street termine en ordre dispersé, peu sensible à Yellen

La Bourse de New York a fini en ordre dispersé après l'annonce, attendue, du relèvement des taux d'intérêt de la Fed pour la deuxième fois de l'année, mais largement freinée par la baisse des cours du brut et la chute du secteur de l'énergie. L'indice Dow Jones a gagné 46,09 points, soit 0,22%, à 21.374,56. /Photo prise le 18 mai 2017/REUTERS/Brendan McDermid

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a fini en ordre dispersé mercredi, après l‘annonce, attendue, du relèvement des taux d‘intérêt de la Fed pour la deuxième fois de l‘année, mais largement freinée par la baisse des cours du brut et la chute du secteur de l‘énergie.

L‘indice Dow Jones a gagné 46,09 points, soit 0,22%, à 21.374,56. Le S&P-500, plus large, et principale référence des investisseurs a perdu 2,43 points, soit 0,10%, à 2.437,91 .

Pénalisé par le recul du secteur technologique, le Nasdaq Composite a cédé 0,41%, perdant 25,48 points à 6.194,89

A l‘issue de son Comité de politique monétaire (FOMC) la Réserve fédérale américaine a annoncé un relèvement d‘un quart de point du taux des “fed funds” dans une fourchette de 1,00% à 1,25%, le deuxième en trois mois. Elle a également annoncé qu‘elle commencerait avant la fin de l‘année à réduire son bilan, gonflé par des années d‘achats de titres sur les marchés.

Le dollar, qui avait touché un plus bas de sept mois en réaction aux statistiques du jour, a réduit ses pertes après les annonces de l‘institut d‘émission, face à un panier de six grandes devises.

Les déclarations de la Fed ont témoigné d‘une manière générale de sa confiance en l‘évolution de l‘économie américaine, ce qui est un bon point pour le dollar.

Sur le marché des Treasuries, les rendements ont remonté à la suite des premières déclarations de la présidente Janet Yellen, avec un aplatissement de la courbe des rendements qui a vu l‘écart entre le papier à 2 ans et celui à 10 anxs revenir au plus bas depuis le 9 septembre.

Mais ils sont néanmoins restés dans le rouge

Sur le marché des métaux précieux, l‘or, très sensible aux fluctuations des taux, a perdu 0,2% à 1.263,03 dollars l‘once.

Il s‘agit de la quatrième hausse de taux depuis le début du cycle de normalisation de la politique monétaire entamé en décembre 2015. La banque centrale anticipe encore une hausse des taux cette année et confirme que son objectif de taux neutre sur le long terme reste de 3,0%.

“Je ne pense qu‘il y ait réellement quelque chose de neuf hormis le fait que la Fed reste engagée dans un processus progressif et lent de normalisation malgré les indicateurs décevants que nous avons eus”, a commenté Mark Cabana, stratège chez Bank of America Merrill à New York.

Les prix à la consommation aux Etats-Unis ont accusé une baisse inattendue en mai et que l‘inflation sous-jacente est restée à peine positive.. Les ventes au détail ont parallèlement reculé de 0,3% le mois dernier.

LES PÉTROLIÈRES, PLUS FORTE BAISSE SECTORIELLE

La chute des cours du pétrole a en revanche largement pesé sur la tendance. Après trois jours consécutifs de hausse, les cours du pétrole ont perdu plus de 3% en séance, touchant leur plus bas niveau depuis plus de cinq semaines.

Les stocks d‘essence aux Etats-Unis ont augmenté plus que prévu la semaine dernière, tandis que les stocks de pétrole ont certes baissé, mais moins qu‘attendu.

De son côté, l‘Agence internationale de l‘énergie a indiqué que la production des pays non membres de l‘Opep progresserait en 2018 à un rythme deux fois supérieur à celui de cette année.

Ces informations ont fait chuter le secteur de l‘énergie de 1,83%, la plus forte baisse sectorielle du S&P500.

Chevron a perdu 1,41%, plus fort repli du Dow Jones, et Halliburton 2,20.

Les technologiques ont également reculé, affichant un repli de 0,53%. Apple a cédé 0,97%.

A la hausse, Tesla a pris 1,25%, après avoir touché un record de 382,70 dollars en séance. Le courtier Berenberg est passé à l‘achat sur le titre, affirmant que la domination du constructeur automobile était incontestée.

Plus forte hausse du S&P 500, Alexion Pharmaceuticals a gagné 9,26%. Le groupe a annoncé la nomination au poste de directeur financier de Paul Clancy, qui occupait cette même fonction chez Biogen depuis 10 ans.

H&R Block a pris 7,93% après la publication par le groupe de conseils et services fiscaux de résultats trimestriels supérieurs aux attente.

Quelque 7,1 milliards d‘actions ont été échangées au cours de la séance, un total supérieur à la moyenne de 6,8 milliards observée au cours des 20 dernières séances.

Avec Yashaswini Swamynathan à Bangalore, Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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