12 juin 2017 / 18:24 / il y a 2 mois

Etats-Unis: Les rémunérations de Mylan font polémique avant l'AG

(Reuters) - La rémunération de près de 100 millions de dollars du président de Mylan en 2016 et des propositions de nominations au conseil d'administration font polémique à l'approche de l'assemblée générale annuelle du fabricant américain de génériques, le 22 juin.

ISS, l'influence société de conseil aux actionnaires, a recommandé lundi à ses clients institutionnels de voter contre la rémunération du président Robert Coury et la nomination de 10 membres au conseil d'administration, emboîtant ainsi le pas aux fonds de pension de l'Etat et de la ville de New York et à celui des enseignants de Californie (Calpers) qui ont aussi émis des réserves.

Comme les fonds de pension, ISS fait valoir que le conseil d'administration a mal géré la situation autour de l'EpiPen, produit vedette de Mylan utilisé dans le traitement d'urgence des réactions allergiques sévères.

La forte hausse du prix du kit auto-injectable, à plus de 600 dollars pièce, a suscité des enquêtes du Congrès, du département de la Justice et d'autres instances fédérales pour établir si Mylan a cherché à surfacturer l'EpiPen aux dépens de Medicaid, le service public d'assurance maladie.

L'initiative d'ISS fait baisser l'action Mylan de 2,69% à 39,01 dollars vers 17h00 GMT à Wall Street.

Glass Lewis, autre société de conseil aux actionnaires, a de son côté recommandé de voter contre la rémunération du président, qu'elle juge "excessive", et de révoquer trois administrateurs membres du comité des rémunérations.

ISS a qualifié de "démesuré" le "package" de Robert Coury, en notant que son contrat prévoyait des stock-options d'un montant de 43,6 millions de dollars (38,9 millions d'euros) pour son rôle de président non exécutif jusqu'en 2021.

Selon des avis financiers, Robert Coury a perçu en tout 97 millions de dollars en 2016.

Mylan a pris la défense de ses administrateurs. "Nous ne doutons pas que nos actionnaires reconnaîtront que le conseil a présidé à une période de croissance forte et durable pour le groupe, et que la recommandation de les remplacer (...) ne sert pas les meilleurs intérêts des actionnaires", a déclaré la porte-parole Nina Devlin dans un communiqué.

Caroline Humer à New York, avec Natalie Grover à Bengaluru, Véronique Tison pour le service français

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