2 juin 2017 / 16:18 / il y a 3 mois

L'Europe finit dans le vert malgré l'emploi US

Les principales Bourses européennes ont terminé vendredi en hausse, un vent d'optimisme soufflant sur les marchés malgré la publication de chiffres mensuels de l'emploi aux Etats-Unis inférieurs aux attentes. À Paris, l'indice CAC 40 a gagné 0,47% (24,74 points) à 5.343,41 points. À Francfort, le Dax a pris 1,25% et à Londres, le FTSE a avancé de 0,05%. /Photo d'archives/Pawel Kopczynski

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont terminé vendredi en hausse, un vent d'optimisme soufflant sur les marchés malgré la publication de chiffres mensuels de l'emploi aux Etats-Unis inférieurs aux attentes.

À Paris, l'indice CAC 40 a gagné 0,47% (24,74 points) à 5.343,41 points. À Francfort, le Dax a pris 1,25% et à Londres, le FTSE a avancé de 0,05%.

L'indice EuroStoxx 50 de la zone euro a pris 0,7%, le FTSEurofirst 300 0,17% et le Stoxx 600 0,16%.

Sur la semaine, le CAC a progressé de 0,13%, le Dax de 1,75%, le FTSE n' a quasiment pas bougé (-0,05%) et le Stoxx 600 a pris 0,31%.

Les indices ont été portés par le climat ambiant, créé par une série d'indicateurs jugés rassurants sur la santé de l'économie mondiale, mais aussi par l'automobile, dont l'indice sectoriel a progressé de 1,19%.

Le secteur a été favorisé à la fois par l'annonce de la sortie des Etats-Unis de l'Accord de Paris sur le climat, qui laisse espérer moins de contraintes réglementaires sur les émissions polluantes, et par l'annonce d'une hausse de 13% des immatriculations en Allemagne au mois de mai.

Longtemps à la fête, le secteur bancaire a effacé ses gains après la statistique sur l'emploi américain, qui a eu également pour effet de faire reculer le dollar face à un panier de devises de référence et de faire baisser le rendement des Treasuries à 10 ans.

Le nombre de créations d'emplois a diminué en mai aux Etats-Unis, contrairement aux attentes, et les chiffres des deux mois précédents ont été révisés à la baisse.

Le scénario d'une hausse des taux d'intérêt lors de la réunion monétaire de la Réserve fédérale, les 13 et 14 juin, n'en reste pas moins largement privilégié par les marchés.

"Ce n'est pas ce genre de chiffre qui va dissuader la Fed d'augmenter les taux en juin", commente l'économiste Tom Porcelli (RBC Capital Markets). "Le cycle parvient à maturité et la croissance des emplois va ralentir. La Fed en parle depuis plus d'un an; elle y est préparée."

Signe de l'absence de panique sur les marchés, les indices de Wall Street sont dans le vert à l'heure de la clôture en Europe, ou l'indice Euro Stoxx de la volatilité a reculé de plus de 2%.

Contre la tendance, le plus fort repli sectoriel en Europe a été pour le compartiment du pétrole et du gaz, qui a cédé 1,5% dans le sillage d'une forte baisse des cours du brut, la décision de Donald Trump de sortir de l'Accord de Paris faisant craindre une hausse des forages aux Etats-Unis qui gonflerait une offre mondiale déjà surabondante.

Du côté des valeurs individuelles, Banco Popular a plongé de plus de 17%. La solution pour la banque espagnole en difficulté est soit une augmentation de capital, soit une vente, a déclaré un porte-parole du gouvernement espagnol.

Après un mois de mai favorable sur les actions, les marchés ouvriront une nouvelle séquence la semaine prochaine avec le retour des échéances électorales en Europe et les décisions très attendues de politique monétaire des grandes banques centrales.

Patrick Vignal, édité par Wilfrid Exbrayat

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